vendredi , 21 février 2020

«Que reste-t-il de la culture à Oran ?»

Cette interrogation, posée encore hier très justement, par un confrère sur les colonnes de Ouest Tribune, mériterait bien un grand débat et une grande mobilisation des élites et des responsables locaux, pour faire le point, analyser l’état des lieux et tenter de sortir du marasme et de la misère culturelle, qui depuis des années pénalise la capitale oranaise. Déplorant à juste titre, l’état de décrépitude avancée du «PACO», Palais de la Culture Zeddour Brahim, notre confrère, comme bon nombre de citoyens oranais, s’interrogent, sur nos capacités collectives à pouvoir entretenir et préserver les infrastructures de base dédiées à la promotion de l’Art et de la Culture. A l’image de ces lettres du mot culture en arabe, qui se détachent une à une, du fronton du PACO et de sa façade, salie par le temps et l’abandon, on sait pourtant, que ce monument ayant servi de premier abri à la Culture officielle, Palais à Oran, mais connu jadis sous le nom de la «Maison du Colon» est une œuvre architecturale, inscrite au patrimoine local et qui mérite d’être revalorisée. Devenu après l’indépendance, le siège des services régionaux de l’agriculture, le bâtiment a été ensuite transformé en structure, au service de la Culture et de quelques associations. Et presque tous les dix ans, des crédits conséquents furent dépensés, pour son entretien ou son «réaménagement». D’un responsable de la Culture à un autre, les acteurs qui se sont succédé au chevet de la Culture à Oran, ne s’acharnaient surtout qu’à trouver des motifs, permettant de justifier des demandes de crédits et des dépenses publiques.

Par S.Benali