lundi , 21 janvier 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Croissance hors hydrocarbures</span>:<br><span style='color:red;'>Raouya affirme que les entreprises algériennes sont en mesure de relever le défi</span>
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Croissance hors hydrocarbures:
Raouya affirme que les entreprises algériennes sont en mesure de relever le défi

Les entreprises nationales sont capables d’accompagner le gouvernement dans sa quête à diversifier l’économie, à travers des investissements en Algérie et aussi à travers la conquête de marchés internationaux.

Pour réaliser une croissance économique, en dehors du secteur des hydrocarbures, les entreprises algériennes sont en mesure de relever le défi.
C’est ce qu’a affirmé hier Alger, le ministre des Finances Abderrahmane Raouya, lors d’une journée d’information sur les dispositions de la loi de finances 2019 et leur impact sur l’entreprise, organisée par la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI). «Nos entreprises sauront relever le défi sur le marché local ainsi que sur le marché extérieur à travers la conquête de nouvelles parts de marché à l’international» a-t-il affirmé.
Le ministre a fait savoir que l’Etat a consacré en 15 ans plus de 30.000 milliards (mds) de DA à l’investissement dans les infrastructures. C’est ce « qu’offre aujourd’hui une armature infrastructurelle qui profite à la production et réduit, en plus, les disparités régionales» a-t-il fait savoir. En estimant qu’en dépit de la crise financière, l’économie algérienne a pu y faire face à cette conjecture.
Pour ce qui est des dispositifs de la LF2019, ils ont été salués par le président de la CACI Mohamed Laid Benamor. Saluant le recours au financement non conventionnel, ce dernier, affirme que les industriels sont déterminés à relever les défis de la croissance du pays. Il a exprimé ses préoccupations quant à la dépréciation du Dinar et au coût des transferts sociaux, qu’il juge trop élevés. «Personnellement, en ce qui concerne le volet rationalisation des dépenses, dans le cadre de la loi de finances 2019, je suis resté sur ma faim» a-t-il confié.
Le président de la CACI qui a plaidé à cibler les subventions, a appelé à l’adoption d’un dispositif «plus courageux» de lutte contre le marché informel.
De son côté, Kamel Touati, Directeur de la législation et de la réglementation fiscale à la Direction générale des impôts (DGI), a détaillé aux opérateurs participants les dispositions fiscales de la loi de finances 2019.
Il s’agit de l’adoption du régime du droit commun pour les entreprises étrangères, l’alignement du fait générateur en matière de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) avec celui de la TAP (taxe sur l’activité professionnelle), la retenue à la source, de 5%, sur les sommes versées par la population fiscale utilisant la plateforme électronique sans être inscrite au registre de commerce.
Déploiement massif de l’informatisation de la DGI en 2019
Le Directeur général des Impôts, Mustapha Zikara, a affirmé que 2019 sera l’année du déploiement massif de la solution informatique au sein de la DGI. Il a révélé que 22 centres des impôts sont actuellement connectés au système d’information de l’administration, baptisé «Djibayatic», en attendant l’élargissement de la plateforme numérique pour contenir une cinquantaines de centres à court terme.
De son côté, Ibrahim Abalou, Directeur de la législation, de la règlementation et des régimes douaniers au sein de la Direction générale des Douanes (DGD), a présenté les principales mesures douanières inscrites au titre de la loi de finances 2019, notamment celles visant la promotion des exportations.
Parmi ces mesures, il y a l’octroi du circuit vert aux exportations de fruits, légumes et autres produits périssables, dont les déclarations doivent désormais être délivrées en un seul jour, l’autorisation d’exportation des produits de terroir fabriqués localement et ne bénéficiant d’aucune subvention en amont, la mise en place de structures et d’espaces dédies à l’exportation, l’allégement des contrôles des autres marchandises ainsi que la mise en place d’une «Brigade Export» chargée exclusivement du contrôle des marchandises destinées à l’exportation. Evoquant le statut de l’OEA (Opérateur économique agréé), mis en place en 2012, le responsable a précisé que le nombre d’opérateurs économiques agréés s’élève à ce jour à 436 opérateurs.
La loi a introduit également, des mesures d’encouragement à la production locale comme l’application du taux réduit de TVA pour le film plastique destiné au secteur agricole et la restructuration d’une sous-position tarifaire (la 8541.4O) à l’effet d’identifier les collections dites CKD pour les cellules photovoltaïques et leur affecter les taux réduits de droits de douane et de TVA afin d’encourager cette industrie naissante.
Ledit responsable a affirmé enfin, que loi a également exonéré des droits et taxes les importations, achats ou réparations effectués par les compagnies de transport aérien de passagers et fret, de droit algérien, ainsi que leurs filiales, destinés aux aéronefs durant leur exploitation.
Alger: Samir Hamiche