vendredi , 23 août 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Jeux Méditerranéens d’Oran 2021 </span>:<br><span style='color:red;'>Salim Iles installé dans ses nouvelles fonctions</span>
© OT / Adda

Jeux Méditerranéens d’Oran 2021 :
Salim Iles installé dans ses nouvelles fonctions

Enfin, la Direction des Jeux méditerranéens d’Oran 2021 a trouvé chaussure à son pied.

Depuis l’affectation de ces olympiades régionales en 2015, l’administration s’est noyée dans un verre d’eau pour épingler cet oiseau rare. De tergiversations en tentatives de parachuter d’illustres inconnus du sport, Oran offrait un piètre spectacle d’amateurs, animé par des «inconnus» de la sphère olympique se positionnant à une fonction dédiée naturellement à de grandes figures de sport de performance.   Cela dit, la capitale des JM 2021 n’aura pas perdu du temps pour rien, puisque c’est une icône du sport olympique algérien qui dirigera désormais le Comité des Jeux Méditerranéens  d’Oran.
Salim Iles, 44 ans Champion d’Afrique du 100 mètres et du 200 mètres, prend les commandes de cette institution qui «exerce» depuis trois ans dans la discrétion. Le choix est judicieux. L’enfant d’Oran était pourtant tout désigné pour au moins être intégré dans les premières moutures de l’organisation. Quatre Olympiades, quatre jeux africains sur lesquels il a trôné sur le sprint en natation, quatre jeux méditerranéens, cinq championnats du monde dans cette discipline, cet athlète respecté autour de tous les bassins de la planète, a défié durant 20 ans, les vedettes américaines, européennes et australiennes. Rien qu’à citer son nom, c’est déjà faire de la communication pour cet événement que personne, à l’heure actuelle, ne perçoit.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports a été bien inspiré de mettre de l’ordre dans un panel terriblement convoité par des profils qui n’avaient aucun lien avec des responsabilités de gestion d’une olympiade. On aura même vu des businessmen graviter autour de la direction du COJM, avides de pénétrer dans son circuit. Raouf Salim Bernaoui vient de mettre tout le monde à la raison. Ce qui du reste aurait dû intervenir depuis longtemps.
Avec le nouveau boss du COJM, déjà personnage très connu et prisé dans la planète olympique, énormément de chapitres non encore entamés ou maladroitement entamés, vont rapidement s’éclairer. D’ailleurs, le ministre a bien  compris que, 22 mois avant l’inauguration de la 19ème édition des JM, persistent de sensibles retards dans les préparatifs. Particulièrement au niveau de communication institutionnelle et de proximité. Aujourd’hui, rien ne montre que la capitale de l’ouest abritera une manifestation internationale qui dépasse la dimension sportive. Pour toutes ces lacunes il a renforcé le bureau exécutif du COJM par la grande dame du handball féminin, l’inoubliable Amel Guidouche et Yacine Arab, président de la Fédération Mondiale de Karaté, membre du bureau exécutif de l’Union des Fédérations Africaines du Karaté, l’UFAK. Ce géant du sport continental, prend désormais en charge la commission de gestion des compétitions des JM 2021. Du très beau monde autour de Salim Iles. Le nouveau boss du COJM, quadrilingue, s’est déjà mis à l’œuvre. Oran en avait besoin.
Par ailleurs, le ministre de la jeunesse et des Sports, Raouf Bernaoui, après avoir installé le directeur des jeux méditerranéens d’Oran, a continué sa visite d’inspection à travers plusieurs sites sportifs de la wilaya. Nous reviendrons plus en détails sur cette visite dans notre édition de demain.
Fayçal.H