jeudi , 23 janvier 2020

...:
Seule l’école républicaine…

«L’Etat algérien a fait de l’éducation de ses enfants, tous ses enfants, une priorité nationale alors même que notre pays vit une conjoncture financière particulière». Les mots de la ministre de l’Education se veulent forts à la veille de cette rentrée des classes. Une réponse claire en direction de ceux qui douteraient encore de l’engagement résolu de l’Etat algérien pour garantir une éducation de qualité aux élèves algériens et surtout un rappel de l’importance de ce secteur dans la politique des décideurs du pays qui ont mis le secteur de l’Education au plus haut des missions de l’Etat qui mettra ce secteur névralgique à l’abri des soubresauts de la crise financière que traverse le pays actuellement.
L’autre point de la déclaration de Mme Benghabrit qu’il faut retenir, c’est son insistance sur le caractère républicain de l’école algérienne où elle a engagé sa personne à assurer à tous les élèves une éducation de base de «qualité», en insistant sur le passage «tous les élèves» pour consacrer cette justice sociale contenue dans ce secteur où la différence entre fils de riches ou de pauvres n’a pas sa place. Il faut noter aussi, la constance de la première responsable du secteur quant à la conviction de créer une vraie école citoyenne qui pompera avec les dérives que l’on a connues dans les années 90 où l’école est devenue malheureusement un grand terrain d’endoctrinement idéologique imposée par des courants connus qui ont voulu embrigader les futures générations du pays.
Doucement mais sûrement, l’école algérienne est en train de se replacer dans ce qui doit être son premier objectif à savoir le savoir et l’apprentissage, seuls et uniques paramètres pour pouvoir former une élite capable de prendre en charge les destinées de ce pays, malheureusement encore dépendants des nations étrangères dans plusieurs domaines.
Il est temps que l’école algérienne remplisse sa mission première de garantir au pays des cadres à la hauteur des grands défis qui attendent notre pays qui s’est lancé dans une grande opération de refondation de son économie nationale, totalement indépendante des rentrées financières des seuls hydrocarbures.
Un objectif qui ne se fera pas uniquement avec l’argent mais aussi et surtout avec les compétences humaines algériennes qui sortiront justement de cette école algérienne.

Par Abdelmadjid Blidi