dimanche , 15 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>O. Médéa</span>:<br><span style='color:red;'>Slimani Sid Ahmed, entraineur : «Je mise sur une politique  de formation à l’OM »</span>
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O. Médéa:
Slimani Sid Ahmed, entraineur : «Je mise sur une politique de formation à l’OM »

L’enfant d’Ouled Mimoun, ancien joueur, puis entraineur de l’USMBA, Slimani Sidi Ahmed, fait les beaux jours de l’O. Médéa, dont il est à la tête de la barre technique, avec une accession en élite et une confortable place en ligue.

Ouest Tribune : Quel premier bilan vous pourriez faire, à quatre journées de la fin du championnat ?
Slimani Sid Ahmed : « Je peux dire pour conclure, que c’est une saison réussie pour mon équipe, puisqu’elle a réalisé le maintien en élite et une place au milieu du tableau. J’ai entamé une phase de rajeunissement de mon effectif, en prévision du prochain championnat 2017-2018 ».

O. T : N’aviez-vous pas peur en entamant cette politique ?
S. A : « Pas du tout ! En tant qu’entraineur des séniors, je suis aussi près de l’équipe de réserve, ainsi que des juniors. J’ai décidé cette politique, tout en ayant rassuré les jeunes talents que compte l’OM. Il faut croire et aller de l’avant. A titre d’exemple, vous allez voire le libéro Saâdou face à l’USMBA, que je vais aligner pour la première fois en séniors, et donnez moi votre avis en fin de match, (ndlr : cet entretien a eu lieu à quelques minutes du coup d’envoi, du match USMBA-OM, samedi dernier) ».

O. T : Pourtant, l’OM a connu un exode massif de ses meilleurs éléments, à l’instar du buteur de la LI Hamia, parti pour le CRB, non ?
S. A : « Je vous fais une confidence, à propos du départ de Hamia. Quand j’ai vu que le président du CRB insister sur son transfert au mercato hivernal passé, je l’ai libéré tout en gagnant trois milliards et demi de ce transfert. Une somme qui a permis aux dirigeants de régler plusieurs frais, tels les rémunérations des joueurs et autres. A savoir, que l’OM n’est pas un club riche, contrairement aux autres équipes de Ligue Une. Ce n’est pas donc un défi de Slimani, mais un projet de travail, qui date depuis deux ans. Et j’espère continuer sur cette politique l’an prochain ».

O. T : Y a t-il un secret derrière la réussite de l’Olympique?
S. A: « Je résume que la stabilité administrative reste la clé de cette bonne voie. Puis, j’ai un objectif précis, celui de créer une école chez Médéa. Cela est un but. Regardez, face à Bel Abbés, certains titulaires perçoivent uniquement cinq millions de centimes par mois. J’ajoute que lorsque je drivais l’USMBA en 2006, c’était moi, Slimani, qui ai aligné Khali Zakaria, pour la première fois chez les séniors à Constantine face au CSC local. Regardez aujourd’hui, il est la pièce maitresse de la défense, à côté de son coéquipier de cru Bounoua ».

O. T : Que pensez de votre ancienne équipe?
S. A: « L’USMBA est pour moi, la meilleure formation de la Ligue Une, avec un mélange d’anciens et jeunes joueurs. Mon collègue Chérif El Ouazzani fait du beau travail, et son équipe produit un football séduisant, et compte la meilleure ligne de milieu en Algérie. Quand je vois le capitaine Sidhoum, cela me soulage, car c’est Slimani qui lui a donné sa chance, quand il était encore jeune. Quant à mon jeune joueur, Saâdou Nabil, il est déjà convoité par le JSS. J’ai libéré Hamia certes, mais je l’ai vite remplacé par l’attaquant de l’ASMO, Sbia Walid, qui nous a offert le but de la victoire face au MCO. Il y a un autre défenseur central de Maghnia, qui est dans mon rétroviseur. Il faut croire en son objectif, quoi » !

O. T : Un dernier mot, on vous annonce au NAHD cet été. Qu’en est-il exactement?
S. A : « Certes, les dirigeants du NAHD m’ont sollicité, mais je préfère honorer la troisième année de mon contrat avec l’O Médéa. Sait-on jamais… Je souhaite achever bonnement le championnat, et tout sera décidé, si je trouve un accord de principe avec le président olympien ». M. Bekkar