dimanche , 24 septembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Niant l’existence d’une crise d’eau</span>:<br><span style='color:red;'>Smati parle de pénurie dans quelques régions seulement</span>
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Niant l’existence d’une crise d’eau:
Smati parle de pénurie dans quelques régions seulement

Le directeur des Ressources en eau au ministère de l’hydraulique, Abdelwahab Smati, a nié hier l’existence d’une crise d’eau en Algérie. S’exprimant sur la pénurie d’eau ayant défrayé la chronique ces derniers jours, le responsable, lors de son passage hier sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, a indiqué qu’il s’agit juste d’une pénurie enregistrée dans quelques localités touchées par un déficit de précipitations. Il a assuré que l’alimentation en eau potable n’est pas perturbée dans plusieurs wilayas du pays.

En niant l’existence d’une crise de manque d’eau, l’invité de la chaîne III a affirmé que l’approvisionnement est assuré correctement dans la majeure partie du pays.
Il indiqué que les régions se trouvant à l’est du pays, à l’image de Tébessa, Souk Ahras, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Annaba et Tarf, sont touchées par une pénurie d’eau, puisqu’elles sont alimentées que par des barrages. Les barrages n’assurent que 35% des besoins en eau potable, alors que 50% sont tirés des nappes souterraines, dans lesquelles, sont prélevés quelque 2,5 milliards de mètres-cubes a tenté d’assurer mardi, le directeur de la mobilisation des ressources en eau au ministère de l’hydraulique M. Abdelwahab Smati, s’il ne pleuvait dans un proche avenir.
De la forte pénurie d’eau observée dans la métropole d’Annaba, en particulier, il explique que ce «cas isolé» résulte d’une série de conjonctures liées notamment à la réhabilitation d’équipements dont une conduite «fuyardes» de 22 km qui, «si elle avait été rénovée», aurait permis d’éviter la situation créée. Du déficit de remplissage des barrages dans cette partie du pays, l’invité le chiffre globalement à 400 millions de mètres-cubes, précisant, d’autre part, que les réserves hydrauliques retenues dans les ouvrages hydrauliques du pays, sont de l’ordre de 55% par rapport à leur potentiel de retenue.
A ces quantités, M. Smati ajoute celles issues des équipements de dessalement, lesquels produisent un total de 1,9 million de mètres-cubes/jour.
Entre autres solutions, au cas où la pluviométrie venait à se faire rare, celui-ci signale qu’il pourrait être fait appel aux réserves hydrauliques contenues dans certains barrages, réservées jusqu’alors, à l’irrigation agricole.
Il cite, en outre, les transferts d’eau qui pourraient être opérés à partir de zones géographiques n’ayant pas subi de choc hydrique, vers celles où pourraient être constatées des pénuries de ce précieux liquide.
De la situation créée, M. Smati tire des enseignements: il faudrait, déclare-t-il, lutter plus efficacement contre les fuites, le gaspillage mais aussi le vol de l’eau opéré à partir de canalisations principales.

Alger: Samir Hamiche