vendredi , 20 septembre 2019

Sordides régressions sociales…

La visite d’inspection du wali d’Oran, effectuée jeudi dernier dans la Commune d’Aïn El-Turck, a été très commentée sur les réseaux sociaux, notamment par ceux qui ne cessent de dénoncer le lamentable état des lieux de cette commune livrée depuis des années au laxisme et à l’incompétence jugée criminelle des acteurs en charge de la gestion des affaires municipales. Un projet de 300 logements LPP, lancé en 2013 puis abandonné à moins de 30% de sa réalisation suite à une «défaillance» de l’entreprise de réalisation, partie sans laisser d’adresse. Des locaux commerciaux pour les jeunes chômeurs qui n’ont jamais été occupés par leurs bénéficiaires depuis leur attribution, ont été vandalisés et tombent en ruine. Le nouveau marché de proximité destiné aux vendeurs recensés du marché municipal d’Aïn El Türck, mais qui depuis son inauguration en 2018, demeure fermé et boudé par les dizaines de bénéficiaires qui préfèrent occuper de manière informelle des places au marché municipal. Telles sont les images revisitées par le premier responsable de la Wilaya, qui, une nouvelle fois, n’a pas retenu sa colère face à ces situations désastreuses souvent aggravées par la complaisance et de la passivité des gestionnaires locaux. Rapportant l’information sur le Journal Ouest Tribune, notre confrère, observateur avisé de la scène locale à Ain El Turck, a estimé que les problèmes et les carences cumulées dans cette Commune, sont devenus presque insolubles sans une nouvelle grande rallonge financière permettant de corriger le tir et de réparer les dégâts. Et cela, sans parler des autres contraintes et insuffisances ayant un impact direct sur le cadre de vie des habitants, notamment la rénovation du réseau AEP de la commune et la remise en marche des deux stations de dessalement. Deux dossiers lourds, qui ne sont prêts d’être ouverts et ficelés par le ministère de tutelle concerné, et qui risquent à court terme, d’aggraver le marasme et les désagréments vécus au quotidien par les habitants de cette Commune côtière aux «atouts touristiques» souvent et inutilement évoqués. Une Commune devenue aujourd’hui célèbre pour les incohérences, les dérives et les scandales liés à la gestion du foncier. Sans parler de l’insalubrité, de la clochardisation urbaine, du commerce informel, des constructions sauvages et illicites, des plages dégradées, des fléaux sociaux, de la hausse de la déliquescence, et de bien d’autres tares et inepties, dignes des sordides régressions sociales…

Par S.Benali