mercredi , 27 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Hausse des prix de l’or noir</span>:<br><span style='color:red;'>Soulagement des pays producteurs de pétrole</span>
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Hausse des prix de l’or noir:
Soulagement des pays producteurs de pétrole

Après l’accord des membres de l’OPEP sur la baisse de leur production, les prix du pétrole ont enregistré une hausse très importante dépassant les 50 dollars/baril. Les cours ont atteint jeudi leur plus haut niveau en plus d’un mois, à 52,73 dollars pour le baril de Brent et à 50,24 dollars pour le WTI. Une augmentation qui devra continuer pour atteindre les 60 dollars/baril durant l’année prochaine, selon les experts.

Ainsi, les prix du pétrole accentuaient leurs gains, jeudi, en cours d’échanges européens alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, (Opep), a annoncé mercredi un accord de limitation de sa production. Jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 52,51 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 67 cents par rapport à la clôture de mercredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour le contrat de janvier, gagnait 55 cents à 49,99 dollars.

Les analystes de Commerzbank ont expliqué cette hausse par «la surprise de l’OPEP sur les marchés mercredi en s’accordant sur une baisse de 1,2 million de barils par jour de sa production, ce qui équivaut à un plafond de 32,5 millions de barils par jour. Par conséquent, les cours de l’or noir ont gagné près de 10% en deux séances». Ils diront également que «la collaboration n’implique pas seulement les membres du cartel, mais également des pays qui n’en font pas partie comme la Russie qui a promis de réduire sa production pour maintenir les prix à un niveau plus rémunérateur». La Libye et le Nigeria, selon les experts, ne sont pas inclus dans la limitation et ces pays pourraient faire grimper leur production si leur situation politique le leur permet. De plus, savoir si les pays se tiennent à leurs engagements sera essentiel, et historiquement, l’OPEP n’a pas le meilleur palmarès en la matière.

La proposition algérienne de baisse de la production soumise à la réunion de l’OPEP a été finalement adoptée, par l’ensemble des membres du Cartel. C’est le résultat de plusieurs semaines d’intenses efforts de concertation, menés par l’Algérie, en direction des pays membres et non membres. L’initiative algérienne fait suite à l’accord historique obtenu, lors de la réunion extraordinaire de l’organisation pétrolière, en septembre à Alger, et portant sur la limitation de la production entre 32,5 et 33 millions de barils/jour. Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, avait mené de minutieuses négociations, avec les pays membres de l’OPEP, de façon à trouver un accord équilibré et juste, lors de la réunion ministérielle de l’OPEP.

Wahida Oumessaoud