mardi , 23 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Réinsertion de 4.000 marchands clandestins dans le circuit légal</span>:<br><span style='color:red;'>Sur 65 marchés informels, 32 éradiqués à Oran</span>
Marchés informels © D.R / Archives

Réinsertion de 4.000 marchands clandestins dans le circuit légal:
Sur 65 marchés informels, 32 éradiqués à Oran

Trente deux marchés informels ont été éradiqués sur les 65 points recensés à Oran, a révélé hier, une source autorisée au service de contrôle des pratiques commerciales, à la Direction du commerce d’Oran, lors d’une rencontre sur l’impact du marché informel sur le marché réel et la concurrence.

Lors de cette rencontre qui s’est tenue au CCIO, la même source a précisé, que sur près de 6.100 intervenants dans le circuit informel, 4.000 commerçants clandestins ont été insérés dans le marché légal. Le commerce informel représente 40 à 50% de l’activité commerciale à Oran, selon la Direction régionale du commerce. Le manque à gagner pour le Trésor public, à cause du commerce informel, est estimé à 300 milliards de dinars. Pour la seule wilaya d’Oran, les services de contrôle estiment, que le montant de la fraude, due au défaut de facturation, s’élève à 261 milliards de centimes. Le commerce illégal prospère à Oran, presque dans l’impunité totale et au su et au vu de tout le monde. La quasi-totalité des secteurs d’activités est gangrenée par le commerce illégal qui représente une part non négligeable du marché. Les chiffres sont là, pour appuyer ce constat amer. 80% des marchands de fruits et légumes qui exercent dans les marchés de quartiers, ne disposent pas de registres de commerce. La majorité de ces «commerçants clandestins», louent en sous main, les locaux ou les tables dans les marchés de fruits et légumes, pour activer en toute clandestinité. Ces pratiques interdites par la loi, compliquent la mission des services concernés.

H. Maalem