lundi , 17 décembre 2018

Terrain de conflits et de querelles de clans

Beaucoup aujourd’hui, font semblant d’oublier que le grand projet de réalisation d’un stade olympique à Oran, a été initié et mis sur la table il y a près d’une vingtaine d’années, bien avant l’annonce des JM de 2021. Un événement sportif international constamment mis en exergue pour mobiliser et sensibiliser l’opinion sur n’importe qu’elle action ou opération urbaine relevant de la gestion et de la maintenance du cadre de vie collectif. Ce projet de grand stade olympique, a été fort heureusement lancé il y a plus de dix ans, accusant lui aussi des retards et des carences en termes d’études d’implantation et de maturation.
Abusivement intégré dans les impacts positifs liés à l’organisation des futurs JM de 2021, le futur stade olympique en voie d’achèvement, ne pouvait et ne peut cependant pas occulter les carences et les nombreuses défaillances enregistrées en matière de gestion, de rénovation et de maintenance des infrastructures sportives existantes depuis longtemps à travers la Wilaya.
Le stade Ahmed Zabana incapable à ce jour d’abriter un match international et d’accueillir l’équipe nationale, le Palais des sports de Mdina-Jdida, le Creps d’Ain El Turck, les salles omnisports des grandes communes, les piscines dont le bassin présumé olympique de l’Université USTO qui semble abandonné, le club de tennis, le centre équestre et bien d’autres endroits jadis célèbres et connus pour leur charme et leur originalité furent abandonnés, livrés à l’érosion du temps et au laxisme chronique qui allait envahir le terrain de la gestion locale.
L’état des lieux de presque toutes les infrastructures sportives de la ville, allait être le reflet des médiocres improvisations érigées en modèle de gestion de la plus grande Commune du Pays.
Oran, hier forte et fière de ses nombreuses élites sportives connues dans bon nombre de disciplines, de la natation au Handball en passant par la boxe, l’équitation et le tennis, ne compte presque plus rien aujourd’hui sur le terrain des compétitions nationales. Même le football oranais, tiré vers le bas, a été réduit lui aussi à un vulgaire terrain d’expression de luttes et de querelles de clans autour d’une «représentativité populaire» servant quelques intérêts occultes.

Par S.Benali