dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Réunion de la société civile</span>:<br><span style='color:red;'>Toujours pas de consensus sur une feuille de route</span>

Réunion de la société civile:
Toujours pas de consensus sur une feuille de route

La société civile qui prévoit une grande conférence nationale autour de la crise institutionnelle que vit le pays n’est pas parvenu à trouver un document consensuel à présenter le 15 juin prochain. Mais ce n’est pas un échec, pour autant, disent ses animateurs…

Réunis à huis-clos, ce samedi, en vu de s’entendre sur un document consensuel à présenter à la conférence nationale de la société civile, prévue pour le 15 juin prochain, syndicats et associations ne sont finalement pas tombé d’accord sur une mouture unique. Ce semi-échec dans une conjoncture qui n’autorise aucune perte de temps, peut être rattrapé, estiment les participants à la rencontre qui disent laisser la session ouverte. Les animateurs de cette initiative qui regroupe plus de 71 syndicats et organisations de la société civile, ne désespèrent pas d’aboutir à un résultat, après 4 réunions-marathons, sans succès, à ce jour. Interrogé par le site d’information TSA, le président du Syndicat nationale des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, Meziane Meriane, reconnait une erreur commise par la commission de rédaction qui «n’a pas tenu compte des amendements proposés.» Ce contre-temps quasi-technique obligera une autre lecture du texte. Mais M.Meriane qui dit croire au consensus estime que «la feuille de route sera refaite. On va y remédier si ce n’est pas déjà fait». Mais cet optimisme est tout de même tempéré par une réalité, à savoir, qu’ «il n’y a pas eu de désaccord», soutient le syndicaliste qui rapporte néanmoins la richesse du débat. «Nous avons discuté profondément de la situation politique mais aussi des enjeux. Lorsque vous avez 71 associations et syndicats, c’est très difficile d’arriver à un consensus véritable. Mais la conférence n’a pas échoué», défend-il, tout en insistant que le fait qu’il «n’y aura pas de report de la conférence nationale du 15 juin. À 99%, elle va se tenir comme on l’a prévu ». Cette assurance d’un des principaux animateurs de l’initiative est confortée par Said Salhi de la LADDH, avec quelques nuances tout de même. Interrogé par le même site d’Information, il affirme que «le consensus n’est toujours pas dégagé, mais tous les participants se sont mis d’accord pour poursuivre les discussions avant la conférence nationale pour l’élaboration d’une feuille de route pour la transition démocratique et pacifique répondant aux aspirations du mouvement populaire.» Pour le militant des droits de l’homme, «il est question de consolider les points de convergences et de rapprocher au maximum les divergences et les différents points de vue».
Même son de cloche de la part de l’ONG Rassemblement action jeunesse (RAJ), dont le président, Abdelouahab Fersaoui, demeure attaché à la logique de la concertation et à la date fixée pour la convocation de la conférence nationale.
Bien que cette conférence et la feuille de route qu’elle est censée élaborer ne constitue qu’une petite partie de la solution, en ce sens que le pouvoir et les partis de l’opposition n’ont pas été consultés, il reste que l’initiative est louable puisque l’opinion nationale est en attente d’une issue rapide à la crise institutionnelle que vit le pays depuis la démission de l’ancien président de la République, le 2 avril dernier.
Yahia Bourit