vendredi , 20 septembre 2019

Tourisme local et culte des illusions

Comparée à d’autres localités côtières des pays voisins, très prisées par les touristes étrangers, dont de nombreux Oranais, la capitale de l’Ouest est encore loin de bénéficier de toutes les conditions lui permettant de sortir des sentiers battus pour atteindre la performance et la crédibilité en matière de tourisme et de promotion de son image de marque. Malgré tous les efforts des pouvoirs publics engagés en ce domaine, Oran reste à la traîne, accumulant les carences et les déficits sur tous les registres importants pour le développement du tourisme sous toutes ses formes. Pourtant, à chaque édition du Salon SIAHA, à chaque rencontre, forum et autres «Workshop» organisés au chevet du tourisme local, les ambitions sont affichées et les objectifs semblent bien cernés: et affichés: «booster le secteur touristique et rendre la destination «Oran» plus attractive sur le marché du tourisme international». Et à chaque Salon ou manifestation sur le tourisme organisée chaque année au centre des Conventions d’Oran, on avance des discours et des certitudes sur les «opportunités qui permettront à Oran de se transformer en véritable métropole, moderne, belle et attractive,…». Mais au final, excepté l’affluence des cadres et dirigeants de société étrangères en activité à Oran, de délégations d’hommes d’affaires en visite de prospection, et quelques touristes en quête de souvenirs sur leur enfance de «pied-noir» à Oran, rien encore n’indique un début de relance du tourisme de performance à Oran et sa Région…Comme pour d’autres secteurs, le progrès et la réussite restent conditionnés par une nécessaire «remise à niveau» dans tous les domaines de fonctionnement de la vie collective. Le présumé tourisme balnéaire, abusivement réduit à «l’accueil des familles algériennes sur les plages du littoral», souffre lui aussi d’un manque de vision et de stratégie radicale de rupture et de changement avec des modes, des pratiques et des mentalités indignes des normes de progrès et de performance. Malgré les gros crédits dépensés à chaque «saison estivale», les communes côtières et le littoral oranais ne parviennent toujours pas à sortir du chaos et de la clochardisation urbaine qui pénalise le secteur du Tourisme, un segment important du développement local.

Par S.Benali