vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>DÉBRAYAGE DES ROBES NOIRES </span>:<br><span style='color:red;'>Toutes les audiences au niveau de la cour et tribunaux reportées</span>

DÉBRAYAGE DES ROBES NOIRES :
Toutes les audiences au niveau de la cour et tribunaux reportées

En guise de solidarité avec l’avocat, Maitre Salah suite à son interpellation, une grève générale des robes noires a été observée à Oran, en réponse au communiqué lancé la veille par l’Union national des avocats.

En effet, selon ce communiqué, l’Union nationale de l’ordre des avocats a appelé à un gel de ses activités, mardi 9 avril, pour apporter son soutien à l’avocat et dénoncer « une arrestation arbitraire de la part des autorités ». En effet, Me Salah Dabouz avait été arrêté par les éléments sécuritaires dimanche dernier à Alger à proximité de son cabinet, il sera par la suite transféré vers la wilaya de Ghardaïa, un mandat d’arrêt a été prononcé à son encontre.

Oran apprendra et selon cette même union des avocats que ce mandat d’arrêt est « lié à d’anciennes affaires que l’avocat a défendu à Ghardaïa », une procédure qui a soulevé l’indignation de ses collègues et l’Union nationale des ordres des avocats a décrété une grève générale pour aujourd’hui 9 avril, afin de protester contre cette arrestation. Toutefois, après avoir été entendu par le magistrat au niveau du tribunal de Ghardaïa, il a été laissé en liberté provisoire. Hier, au niveau de la cour d’Oran et des tribunaux, toutes les affaires devant être jugées, ont été reportées suite à ce débrayage, une alternative pour ne pas cacher leur colère. Au niveau de la cour d’Oran, même certaines affaires où les mis en cause n’avaient pas d’avocat avaient été reportés,également. Les justiciables ainsi que leurs proches ne savaient pas de quoi il s’agissait, certains ont pensé que cette grève avait un lien avec le hirak, comme chaque mardi depuis trois semaines.

Un communiqué du barreau d’Oran avait lancé un appel à un sit-in des robes noires, ce que ces derniers effectuent à l’entrée de la cour d’Oran, arborant l’emblème nationale. Ils scandent des slogans dénonçant tout le système, demandant son départ. De même qu’hier, ils ont dénoncé la justice par téléphone. Ils ne tariront pas en slogans, demandant une justice équitable pout tout justiciable. Il importe de revenir également sur la décalvation de Me Ahmed Saï, président de l’Union nationale des barreaux d’Algérie : «La journée du 23 mars est dédiée à la mobilisation pour un Etat de droit». D’un autre côté et lors de ce même sit-in, un des avocats demandera une solidarité pour leur confrère du barreau d’Oran, interpellé dernièrement et qui se trouve en instruction après qu’il a été cité dans une affaire d’escroquerie.

Les avocats ont plus d’une fois fait les frais d’interpellation, des interpellations qui ont été également plus d’une fois dénoncées par les robes noires.

F.Abdelkrim