jeudi , 14 novembre 2019

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Un candidat nommé Makri

Même si ses contours et les conditions qui devront présider à sa tenue ne sont pas encore précisés, il convient néanmoins, de souligner que la prochaine élection présidentielle fait courir les islamistes. On pourrait voir dans cette attitude à trop parler de cette échéance, quelque chose de positif, au sens où la scène nationale s’intéresse tout de même de très prêt à ce rendez-vous politique majeur. On pourrait donc s’en réjouir, sauf que la situation qui prévaut, interpelle plus les consciences des patriotes que nous sommes sur le devenir immédiat du pays et sur les risques qu’il encourt. Il faut dire que le pays est dans une situation un peu abracadabrante. Et pour cause, on sent bien comme une course avec un seul coureur. Posons-nous donc un certain nombre de questions : Qui, dans la classe politique parmi ceux qui ont une chance de compter lors des dernières élections, a monté les scénarios les plus vraisemblables ? Qui court à droite et à gauche à la recherche d’une posture favorable à son candidat ? Qui multiplie les sorties médiatiques en insinuant plein de choses assez peu correcte à l’adresse d’animateurs du mouvement populaire ? Et enfin, qui dit exactement le contraire de ce qu’il a avancé quelques jours auparavant, juste pour amadouer une partie de l’opinion qui ne voient pas d’un bon œil ces attaques mesquines contre la dirigeante d’une formation politique de gauche ?
Tout cet activisme «débordant», est le fait exclusif des islamistes. Et parmi ces islamistes, il y en a un qui courte plus vite que les autres. Il est partout dans toutes les chaînes de télévisions privées, sa photo revient quasi-quotidiennement dans la presse nationale. Il entend sans doute distancer ses paires, pour s’imposer comme le candidat idéal des islamistes. Mais, il ne s’arrête pas à cette seule ambition. Il pousse plus loin; il veut fédérer toute l’opposition. Il veut faire comme les dirigeants d’Europe de l’Est qui avaient mis fin aux régimes communiste durant les années 90.
Il n’est pas sûr d’aboutir à son objectif, mais il tente le coup. Lui, c’est Abderrezak Makri, président du MSP. Face à lui, aucun candidat «sérieux» ne se manifeste. Ces candidats naturels, font travailler leur réseaux et font fuiter quelques infos sur leurs ambitions. Ils se focalisent surtout sur comment organiser la transition ou qui mettre à la tête de la très attendue instance d’organisation des élections. Entre temps, Makri affine sa stratégie et compte frapper fort…

Par Nabil.G