mercredi , 11 décembre 2019

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Un choix irréversible

La présidentielle du 12 décembre est en marche. De plus en plus, les Algériens saisissent l’importance d’un tel événement, seul capable de remettre le pays sur rail. Le pays se doit aujourd’hui, de s’économiser une crise qui en s’installant dans le temps, débouchera sur des dérives qui seront des plus nuisibles pour la stabilité de l’Algérie.
D’ailleurs, et pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir le déchaînement naissant de certaines capitales et associations étrangères qui ne se cachent plus aujourd’hui pour monter au créneau et exprimer leurs positions hostiles à notre pays. Des réactions qui cachent mal leur inquiétude de voir l’Algérie sortir du piège qu’ils ont monté et dirigé derrière les rideaux jusqu’à faire basculer le pays vers le chaos. Mais depuis un moment, le vent ne tourne pas en leur faveur, et de plus en plus d’Algériens sont convaincus aujourd’hui, qu’il est bien temps de sortir de cette crise constitutionnelle et institutionnelle et de revenir à la légitimité constitutionnelle à travers une élection présidentielle, totalement différente de toutes celles qu’a connues le pays auparavant.
Car, pour une fois, ce n’est plus l’administration du ministère de l’Intérieur qui gérera ces élections, mais une entité totalement indépendante du gouvernement. C’est aussi la première fois que des partis, comme le FLN et le RND, qui faisaient la pluie et le beau temps par le passé, ne partent pas avec les faveurs magouilleuses des pronostics.
Ainsi, il est fait table rase de toutes les pratiques honteuses du passé et l’objectif suprême est de permettre au citoyen de voir son choix s’exprimer à travers les urnes sans triches ni fraudes. Pour une fois toutes les garanties sont mises sur la table pour que la voix du peuple soit le seul maître dans le choix de celui ou celle qui aura à présider aux destinées de notre pays.
Ce sera aussi à ce président, démocratiquement élu, qu’échouera la lourde charge de répondre aux revendications exprimées par le peuple depuis le 22 février. Ce sera aussi à lui qu’échouera la charge de revoir les lois du pays en les orientant vers plus de démocratie et de liberté d’expression. A lui surtout de remettre le pays au travail et d’engager les reformes plus qu’urgentes dans le domaine économique, car, le pays n’est pas au mieux de sa santé financière et productive, et il n’est plus permis de perdre plus de temps au risque de se retrouver face à une crise économique des plus dures avec toutes les conséquences qu’elle induira sur le plan social et sur la stabilité du pays.

Par Abdelmadjid Blidi