lundi , 24 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Attaque et vol de fonds du groupe de presse Ouest Tribune</span>:<br><span style='color:red;'>Un des mis en cause condamné à 10 ans de réclusion en appel</span>
© D.R

Attaque et vol de fonds du groupe de presse Ouest Tribune:
Un des mis en cause condamné à 10 ans de réclusion en appel

Ce jeudi, l’un des mis en cause dans l’affaire de l’attaque de fonds du groupe de presse Ouest Tribune, le dénommé B.M.A, a comparu devant le tribunal criminel d’appel. Ce dernier étant en fuite, a été arrêté il y a plus de deux ans.

Un premier procès avait été tenu en 2017 puis reporté pour absence de défense. Jugé ce jeudi, il a été condamné par cette instance judicaire, à dix ans de réclusion alors que le représentant du ministère public avait requis à son encontre, quinze ans de réclusion. Une vraie affaire de gangster que celle dont a été victime le groupe de presse, Ouest Tribune, en date du 6 juin 2011. Le chauffeur de cette entreprise venant de retirer des fonds de la banque BDL sise à Miramar, sera attaqué par des malfaiteurs au moment où il s’apprêtait à garer sa voiture devant le siège de Ouest Tribune, sis au niveau de la cité Djamel Eddine. Ces derniers portant des armes blanches, lui arracheront la sacoche contenant l’argent.
Se trouvant dans son bureau, le directeur général du journal n’hésitera pas un moment à poursuivre les malfaiteurs avec son propre véhicule. Même s’il ne pourra pas les arrêter, car il a été menacé avec un fusil au moment de la course  poursuite, il a eu le réflexe de mémoriser le numéro d’immatriculation de la 405 à bord de laquelle, se trouvaient les voleurs. C’est de là que débuteront les investigations. En effet, l’enquête commencera par savoir à qui appartenait la 405. Il a été déterminé que c’était la voiture d’une femme qui, interpellée et interrogée, ne niera pas ce fait. Ajoutant que d’habitude, c’est son époux et son fils qui l’utilisaient. Mais ce jour là, expliquera-t-elle, le véhicule se trouvait en stationnement devant la maison. Elle ajoutera qu’il n’y avait  qu’une seule clé de sa voiture, (une déclaration qui la déchargera et aucune inculpation n’a été retenue contre elle). Interrogé, l’époux de cette dame dira ignorer tout de cette affaire. Quant au fils recherché par la police pour un autre grief, il restera introuvable. Toujours selon l’enquête en cours, le trio ayant commis ce forfait, venait de louer un appartement. C’est à ce niveau que furent dirigées les investigations et au moment de leur interpellation, ces derniers prendront la fuite. Une fuite explosive puisque l’un d’eux, n’hésitera pas à investir une autre maison en sautant par la terrasse et en prenant un enfant en otage en lui mettant un couteau sous la gorge. Et cela, sous le regard impuissant de sa mère qui, malgré tout, vaincra sa peur et saura délivrer son fils des mains de ce malfaiteur. Une fois arrêtés progressivement et interrogés sur les faits, les trois prévenus feront des déclarations différentes. Chacun essayera de se disculper, tout en niant les faits. Mais la petite amie de l’un des prévenus fera des déclarations qui acculeront les mis en cause. D’un autre côté, la perquisition opérée au niveau de l’appartement loué et qui faisait office de planque aux mis en cause, a permis la saisie d’armes blanches, un fusil de chasse, des bombes de gaz lacrymogènes.  De même que la sacoche ayant contenu l’argent volé. Les trois premiers mis en cause avaient déjà été jugés et condamnés à dix et treize ans de réclusion. Appelé à la barre du tribunal criminel, lors des débats, le mis en cause B.M.A. niera d’un bloc les accusations retenues contre lui. Mais les éléments de l’enquête ont déterminé que ce vol avait été préparé à l’avance car les caméras se trouvant au niveau de la banque et analysées suite à ce vol, démontrent que l’un des mis en cause est entré plus d’une fois au niveau de cette banque et qu’il avait passé plusieurs coups de fil après que le chauffeur eut pris l’argent. Fort probablement, alertait-il ses complices. Devant tant de preuves, la culpabilité de ce mis en cause avait été établie. La défense du prévenu tentera de plaider la non culpabilité de son mandant, expliquant qu’aucune preuve tangible n’a été retenu contre son mandant. Il importe de rappeler que lors du procès de première instance, ce prévenu avait écopé de cette même peine.
F.Abdelkrim