mardi , 2 juin 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le ministre délégué au commerce extérieur</span>:<br><span style='color:red;'>Un nouveau cahier des charges organisant les activités d’importation prévu prochainement</span>

Le ministre délégué au commerce extérieur:
Un nouveau cahier des charges organisant les activités d’importation prévu prochainement

Dans l’objectif de réguler la balance commerciale du pays, les autorités sont en train de préparer un nouveau cahier des charges organisant et régulant les activités d’importation.

Intervenant hier, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le ministre délégué au Commerce extérieur, Aïssa Bekaï a indiqué que le pays est contraint actuellement à une «double dépendance», celle de l’approvisionnement du marché intérieur vis à vis des marchés extérieurs, ainsi que par rapport à la manne pétrolière. Ainsi, explique-t-il, pour ce qui concerne sa balance commerciale, l’Algérie n’a pas de part dans la division internationale du travail, provoquant, dit-il, des répercussions «sur notre monnaie et notre économie». Afin de faire face à cette situation et réparer ces dysfonctionnements, le ministre a souligné la nécessité de se pencher sur deux inconnues de cette équation, à savoir, les importateurs et les exportateurs, à l’origine de «beaucoup de perturbations», d’où l’idée d’introduire, à leur niveau, la spécialisation en élaborant à leur intention, un cahier des charges, définir leurs obligations et leurs devoirs respectifs. Sur le sujet, l’hôte de la radio nationale se dit étonné des pratiques des importateurs. Il a cité l’exemple du registre de commerce attribué aux importateurs qui comprend une «panoplie d’activités» et leur accordant une large permissivité dans l’acte d’importer. Le ministre soulève le cas des importateurs qui importent des légumes secs, le lendemain, des pneus et, plus tard, de la quincaillerie.
Dans l’objectif de régler cette situation, le ministre suggère de limiter le champ d’intervention de ces opérateurs, en les spécialisant, ce qui ne vise pas à limiter ou à leur interdire l’importation ou l’exportation de produits relevant de leur champ de compétence, «dans le respect des règles de transparence, de concurrence et de qualité».
Par ailleurs, M. Bekaï, qui a fait état d’un déficit de 1,5 milliard de dollars de la balance commerciale, a soulevé le sujet relatif à la surfacturation, en le partageant en deux parties. Il s’agit de la réduction de la facture d’importation passe par celle de la lutte contre ce phénomène, un crime et un attentat contre notre pays, et par le respect des engagements internationaux.
A propos des défaillances constatées dans les textes législatifs et réglementaires organisant le commerce extérieur, le ministre signale qu’ils vont être revus en profondeur, et être, parallèlement, suivis par un travail portant sur les moyens d’investigation et d’aggravation des sanctions pour les faits constatés.
Par ailleurs, le ministre a abordé les accords d’association conclus par l’Algérie avec l’Union Européenne, les pays Arabes et celui préférentiel avec la Tunisie, tout en disant qu’il va en être fait l’évaluation «des points forts et des points faibles», aux fins de les harmoniser «avec nos intérêts et notre économie».
Il constate, à ce propos, que la baisse des droits de douane de la part de l’Algérie a eu des répercussions négatives sur son budget et sa balance commerciale, résultant de la faiblesse de l’investissement «et de celle de notre production nationale».
Noreddine Oumessaoud