jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Projet de livre-album «Natation… Ma passion!» de Mohamed Benaboura </span>:<br><span style='color:red;'>Un précieux ouvrage en quête de moyens d’édition</span>

Projet de livre-album «Natation… Ma passion!» de Mohamed Benaboura :
Un précieux ouvrage en quête de moyens d’édition

A l’heure où la Capitale oranaise s’apprête à accueillir la 197me édition des Jeux méditerranéens, beaucoup estiment qu’il serait opportun et judicieux de mettre en place des outils de communication permettant d’informer, de sensibiliser et d’expliquer le parcours historique du mouvement sportif à Oran à travers les grandes disciplines.

Dans ce cadre, une belle initiative a été prise par l’ancienne gloire de la natation oranaise et ancien moudjahid, Hadj Mohamed Benaboura, qui vient d’achever la rédaction d’un nouvel ouvrage intitulé «La natation, ma passion». Ce projet de livre-album, rassemblant de précieuses photos et des témoignages sur l’essor et l’évolution de la natation à Oran, avant et après l’indépendance, mérite à plus d’un titre d’être édité et diffusé, tant il contribue à honorer et à rendre hommage à tous ces sportifs algériens qui, à travers les compétitions de natation, ont fait entendre la voix de l’Algérie combattante.
Né le 08 septembre 1932 au cœur du quartier populaire historique de Mdina-Jdida, Hadj Mohamed Benaboura, est indéniablement une personnalité des plus connue et appréciée à Oran. Ancien combattant FLN au sein du réseau urbain d’Oran, il a notamment occupé les postes de directeur de la Jeunesse et des sports dans les wilayas de Mostaganem et d’Oran. Auteur de plusieurs ouvrages sur la guerre de libération, le Moudjahid et célèbre doyen des nageurs d’Oran, Hadj Mohamed Benaboura, a formé plusieurs champions de natation à Oran, une discipline qui a dominé la scène sportive locale avant et durant les premières décennies de l’indépendance. Et pourtant, explique l’auteur, Oran ne disposait à l’époque que de très rares bassins de natation couverts, voire une seule première et historique piscine Bastrana à Sidi El Houari. Acteur et grand témoin du parcours de la natation compétitive à Oran, avant et après l’indépendance, Hadj Mohamed Benaboura relate avec pertinence et passion, l’Histoire de cette discipline sportive qu’il ne cesse, malgré l’âge avancé, de chérir et de soutenir.
Au delà de son précieux caractère historique, le projet d’ouvrage de Mohamed Benaboura sur la Natation oranaise, constitue une belle source d’inspiration et de motivation pour les jeunes sportifs algériens voulant suivre l’exemple de leurs aînés et déployer les efforts nécessaires pour inscrire leur noms au palmarès des records de la scène sportive nationale et internationale. A l’occasion des cérémonies d’hommages rendues ces dernières années au père de la Natation oranaise, Hadj Mohamed Benaboura, de grands sportifs et des champions reconnus dans la discipline, tels que Mohamed Affane, ancien élève de Mohamed Benaboura, Affane Zaza, ou encore Salim Liés, détenteur de titres olympiques et actuel directeur du comité d’organisation des J.M de 2021 à Oran, ont, à chaque occasion, souligné et salué le rôle important et l’engagement sans faille de Hadj Benaboura pour la promotion de la natation compétitive à Oran avant et après l’indépendance. L’un des principaux fondateurs en 1962 de la ligue de natation de la wilaya, et initiateur de plusieurs associations sportives liées à la natation et à la plongée, Hadj Mohamed Benaboura ne pouvait que répondre favorablement à tous ceux, parmi les responsables du secteur, les notables ou les membres du mouvement associatif, qui l’ont sollicité pour écrire les pages d’histoire sur la natation oranaise. Mais il semble, malheureusement, que le projet d’édition et de diffusion de ce bel ouvrage se heurte aux contraintes et difficultés généralement rencontrées par la plupart des auteurs de livres sur le sport et son évolution en Algérie. Tout le monde peut constater aujourd’hui, le déficit d’études et le manque d’ouvrages sur les différentes disciplines sportives, autres que le football, alors que l’on sait que le sport, en tant que fait social et pratique collective, est intimement lié à l’Histoire de l’Algérie. Oran, qui organisera dans moins de deux ans la 19ème édition des Jeux méditerranéens, devrait saisir cette occasion pour combler les vides existant dans le domaine de l’édition d’ouvrages dédiés à l’histoire et à la pratique des disciplines sportives. La semaine dernière, en visitant les installations du club de Tennis en cours de réaménagement, le Wali d’Oran avait suggéré de consacrer des locaux à un «musée du tennis» à Oran. Le tennis, comme la boxe, le cyclisme ou la natation, méritent tous ce genre d’action de réhabilitation par les écrits, le récit et les précieux témoignages encore disponibles aujourd’hui et qui risquent, un jour ou l’autre de s’évaporer définitivement. Hadj Mohamed Benaboura, le père de la natation oranaise, a généreusement et courageusement, tracé le chemin en voulant restituer ses expériences et son vécu aux prochaines générations de sportifs, et de citoyens, fervents militants d’une Algérie forte et prospère. On ne peut dès lors qu’espérer et souhaiter vivement que l’ouvrage «La Natation, ma passion», puisse trouver une source de financement de son édition, trop coûteuse pour le modeste revenu d’un retraité, mais bien à la portée de n’importe qu’elle institution locale, publique ou privée, voulant rendre un précieux service à la communauté sportive et à toute la collectivité.

Par S.Benali