dimanche , 24 septembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Transparence budgétaire en Algérie</span>:<br><span style='color:red;'>Un rapport américain dissipe les doutes</span>

Transparence budgétaire en Algérie:
Un rapport américain dissipe les doutes

Ce rapport démontre le sérieux de l’administration financière, critère primordiale pour se positionner en bonne place parmi les meilleurs destinations d’investissement directs étrangers. Le rapport étant américain, les opérateurs US, dont quelques uns sont déjà implanté en Algérie, verront dans cette « belle présentation » de l’Algérie motif à orienter leur investissements vers l’Algérie.

Un intéressant rapport du Département américain sur la transparence budgétaire dans le monde, classe l’Algérie dans le groupe de pays qui ont fait «des progrès significatifs», dans le sens d’une gestion efficace des finances publics. Le rapport US note que «l’Algérie a réalisé des progrès significatifs durant la période sous revue en publiant des rapports d’audit (des finances publiques) dans un délai raisonnable». Pour le département d’Etat cette état de fait est d’autant plus important que les données contenues dans le budget de l’Etat «sont fiables et le gouvernement a publié de façon périodique les rapports d’exécution des budgets». Une preuve de transparence appréciée par les Américains qui ne s’arrête pas à ce seul constat. Il relève que l’institution supérieur de contrôle à posteriori des finances de l’Etat, à savoir la Cour des Comptes. Le rapport atteste donc de la mission de contrôle de l’exécution du budget et en veut pour preuve la publication sur le site web de la Cour des comptes des conclusions de ces contrôles. Autre point positif souligné par le document US est en rapport avec «les efforts déployés par le gouvernement pour réduire le nombre de comptes d’affectation spéciale du Trésor (CAS)», le rapport constate en effet que «ces fonds ne sont pas inclus dans le budget de l’Etat mais font l’objet d’un audit, dont les résultats sont rendus public.» Autre signe d’une détermination à sauvegarder les finances publiques.
il y a lieu de retenir à ce propos que les CAS ont connu et connaissent un suivi rigoureux qui a amené la réduction significative de leur nombre, à travers la fermeture de plusieurs comptes et le regroupement de ceux ayant la même vocation budgétaire. Une initiative très apprécié par le Département d’Etat qui relève sa satisfaction quant à l’existence d’une réglementation claire et son respect dans l’octroi «de contrats ou de licences d’exploitation de ressources naturelles en Algérie sont codifiés par des lois, et sont conformes dans la pratique aux dispositions juridiques du pays».
Il faut savoir que l’Algérie a fait l’objet cette étude, au même titre que 141 gouvernements destinataire d’une aide extérieure américaine. Le département d’Etat a estimé que 68 gouvernements ne satisfaisaient pas aux normes de transparence. Dans le lot, seuls 11 ont pays ont «réalisé des progrès significatifs aux fins de satisfaire à ces exigences.»

L’Algérie est cité en bonne place dans cette liste

Le gouvernement algérien n’a pas à se félicité d’être dans la «liste verte», mais il est entendu que ce rapport démontre le sérieux de l’administration financière, critère primordiale pour se positionner en bonne place parmi les meilleurs destinations d’investissement directs étrangers. Le rapport étant américain, les opérateurs US, dont quelques uns sont déjà implanté en Algérie, verront dans cette « belle présentation » de l’Algérie motif à orienter leur investissements vers l’Algérie. Au moment où le pays est sous le feu des critique en raison de ses choix en faveur du financement non conventionnel, ce rapport vient rétablir l’équilibre et donner de l’Algérie, une image d’une nation moderne qui contrôle efficacement ses finances.

Alger: Smaïl Daoudi