dimanche , 24 septembre 2017

Un système en perpétuelle reconduction

Le complexe sportif et le village olympique, les programmes de logements, tous segments confondus, qui totalisent disait-t-on, plus de 110.000 unités, le projet de nouveau pole urbain, à la sortie Est d’Oran vers Misserghine, le présumé pôle commercial d’El-Kerma. le 5e boulevard périphérique, la liaison autoroutière entre le port d’Oran et l’autoroute Est – Ouest, la pénétrante de Mers El-Kébir, reliant la RN2 à la Corniche supérieure, les trémies urbaines, l’extension du terminal à conteneurs du port, la nouveau terminal de l’aéroport, les gares routières, les extensions du tracé du tramway, l’ex-Hôtel Châteauneuf, devant être transformés en siège administratif de l’APC… et bien d’autres opérations, figurent depuis ces dix dernières années, au plan d’action qui a été présenté à Abdelmalek Sellal, l’ancien premier Ministre en poste, au détour de sa première visite à Oran. On nous parlait alors «d’un nouveau mode de management territorial et social» devant tenir compte, des impératifs «d’assainissement et de remise à niveau» du fonctionnement, des institutions et de l’administration. A l’époque, l’argent coulait encore à flot, permettant au pouvoir local, de se lancer dans des annonces et des promesses de projets grandioses. Mais avec le temps, les oranais se rendaient compte de l’imposture de ces responsables, qui ne songeaient en réalité, qu’à leur carrière et à leurs intérêts. On se souvient du fameux «programme de modernisation» de la ville d’Oran, englobant pas moins de 24 projets, visant à mettre en évidence, les présumés efforts de développement local, menés dans les différents secteurs. Mais Il s’agissait surtout, de faire dans le saupoudrage, afin de présenter une façade enjolivée de la ville, et tenter de camoufler la réalité d’un terrain gangrené par les déficits, les retards, les carences, les dysfonctionnements et les dérives de toute nature. Une réalité, qui a laissé un lourd fardeau à gérer, par les nouveaux jeunes, de Wali nommés au chevet de la Wilaya. Les bidonvilles irréductibles, le vieux bâti, l’affectation des logements sociaux, le fiasco des marchés de proximité, la carte scolaire et sanitaire, le plan de transport, les déchets ménagers et hospitaliers, la délinquance urbaine, les fausses promotions immobilières, l’anarchie du cadre urbain, et bien d’autres dossiers épineux, restent inscrits dans les préoccupations de la population locale. Mouloud Cherifi, le successeur d’Abdelghani Zaâlane, qui vient d’être nommé wali d’Oran, aura la lourde tâche de gérer la capitale de l’ouest algérien, avec le défi d’en faire une métropole méditerranéenne, digne d’accueillir et de réussir, la tenue des jeux Méditerranéens de 2021. Il devra lui aussi faire face, à une pression énorme de la part de certains lobbies, travaillant dans l’ombre, pour la préservation des intérêts d’un système en perpétuelle reconduction…

Par S.Benali