jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>La production agricole a limité les dégâts</span>:<br><span style='color:red;'>Un taux d’inflation moyen annuel de 6,1% jusqu’à juillet 2017</span>
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La production agricole a limité les dégâts:
Un taux d’inflation moyen annuel de 6,1% jusqu’à juillet 2017

Il faut dire que l’épisode déflationniste de cet été aura contribué à maintenir l’inflation globale à ce niveau de 6%. Et pour cause, «les prix des biens alimentaires ont affiché «une baisse de 3,3%, induite particulièrement par la chute des prix des produits agricoles frais» lit-on dans le rapport de l’ONS.

Donnée pour l’indice macroéconomique majeur dans l’appréciation de performances économiques et la garantie de la stabilité sociale, l’inflation donne, ces derniers mois, quelques sueurs froides au gouvernement. Le dernier chiffre en date, produit par l’Office national des statistiques (ONS), rapporte que «l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel, a été de 6,1% jusqu’à fin juillet 2017». En terme clair, le coût de la vie en Algérie a progressé à ce même niveau sur les douze derniers mois. Cela revient à dire que les citoyens ont autant perdu en pouvoir d’achat. Ce qu’il faut retenir de ce chiffre, tient au fait qu’il est déjà supérieur aux prévisions du gouvernement qui tablait pour 2017 sur un taux d’inflation autour de 4%. Ce glissement de deux points n’a aucune chance d’être rattrapé, pour la simple raison que la tendance pour les prochains mois est nettement haussière pour les produits de large consommation que sont les fruits et légume.
Cela dit, on sort d’une saison, le moins qu’on puisse dire est qu’elle a été exceptionnelle en matière d’abondance. Cela s’est traduit dans le rapport de l’ONS qui a constaté une variation mensuelle des prix à la consommation du mois de juillet 2017 par rapport à celui du mois de juin 2017, de -1,4%. Il faut dire que cet épisode déflationniste aura contribué à maintenir l’inflation globale à ce niveau de 6%. Et pour cause, «les prix des biens alimentaires ont affiché «une baisse de 3,3%, induite particulièrement par la chute des prix des produits agricoles frais» lit-on dans le rapport de l’ONS. En allant dans le détail, on constate «une décroissance de 7,4%, traduisant une baisse des prix de certains produits». A titre illustratif, il faut savoir que les prix des fruits ont connu une baisse de 47,8%, au moment où la pomme de terre a baissé de près de 11%. Les autres produits alimentaires consommés au mois de juillet, à savoir la viande blanche qui a tout de même connu une hausse de 4,0% et les légumes sont les prix ont pointé en hausse de 5,7%. Quant aux prix des produits alimentaires industriels, ils ont enregistré une hausse de 0,8% seulement.
Cela, pour l’aspect alimentation qui, faut-il le souligner, grève les budgets des ménages. Concernant les prix des produits manufacturés évoluent de +0,2%. «Ceux des services accusent une stagnation», rapporte l’ONS, montrant donc une tendance moins inquiétante que l’on puisse penser sur le chiffre de 6,2 % d’inflation globale sur une année. Cette tournure, faut-il le souligner, rassurante, se confirme à travers le comportement de l’habillement-chaussures dont les prix enregistrés n’ont progressé que de 0,2%, en juin et juillet 2017. Le même constat est à faire dans les meubles et articles d’ameublement, «+0,1% et ceux du groupe divers, +0,6%. Le reste se caractérise par des stagnations», rappelle l’ONS. Ces chiffres apportent une autre satisfaction, lorsqu’on sait que dans ce genre d’articles, les décisions de suspension d’importation n’ont apparemment pas eu de conséquence directe sur les prix.

Alger: Smaïl Daoudi