vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Déficit en encadrement, sureffectif, contestation… </span>:<br><span style='color:red;'>Une autre rentrée scolaire ratée dans les écoles</span>
© D.R

Déficit en encadrement, sureffectif, contestation… :
Une autre rentrée scolaire ratée dans les écoles

C’est encore une rentrée scolaire ratée à Oran. Les promesses inlassablement répétées par les responsables du secteur de l’Education nationale, qui n’avaient cessé de soutenir que toutes les conditions étaient assurées pour garantir la rentrée des classes, n’ont pas été tenues, en témoignent les actions de contestation organisées ces derniers jours dans de nombreux établissements scolaires du moyen et du secondaire à Misserghine, Belgaïd et Oran.

Des syndicats autonomes ont d’ores et déjà dénoncé les ratages de cette rentrée des classes dans de nombreux établissements scolaires, notamment ceux de la périphérie. Sureffectif, déficit en encadrement pédagogique et administratif, manque de matériels pédagogiques (tables, chaises), volume horaire surchargé…les reproches faits par les syndicats autonomes sont nombreux.
Le bureau local de l’UNPEF a déjà menacé de recourir à la grève dans les prochains jours pour dénoncer les ratages de cette rentrée. Le Snapest annonce des consultations de sa base pour lancer une éventuelle action de protestation. Le personnel enseignant de certains lycées et collèges à l’exemple du lycée Pasteur ou du CEM Boudadi Ahmed (Belgaid 4) n’a pas attendu leurs syndicats pour tenir des actions de protestation.
Dans le CEM Boudadi Ahmed, les enseignants dénoncent un sureffectif de plus de 50 élèves dans une seule classe, manque de matériels pédagogiques et déficit criard en encadrement pédagogique. Le personnel enseignant, qui a observé un arrêt de travail jeudi 12 septembre en cours, estime que cet établissement ne dispose aucunement des conditions nécessaires pour assurer la scolarité des élèves.
Un ultimatum est lancé par les enseignants qui menacent de durcir leur mouvement de contestation dans les prochains jours si rien n’est fait pour prendre au sérieux leurs revendications.
Ce problème de surcharge des classes n’est pas un phénomène nouveau dans cette zone qui souffre d’un sureffectif des élèves. Le problème s’est toutefois aggravé après les dernières opérations de relogement successives et la livraison de milliers de logements toutes formules confondues (promotionnel, LPA, LSP, LPL…).
H.Maalem