samedi , 24 août 2019

Une croissance urbaine harmonieuse

Avant même l’achèvement des derniers travaux de finitions, la plage artificielle réalisée à la frange marine, a été au cœur d’hypothèses et de questionnements. Alors que des médias annonçaient sa prochaine ouverture au public dès la prochaine saison estivale, sous la prise en charge de la Commune d’Oran territorialement compétente, on apprenait hier, que ce beau projet ne sera pas livré avant la réception de la nouvelle route pénétrante au port longeant le littoral Est.
Ce qui semble évidemment logique et évident. Alors pourquoi avoir soulevé la question, et nourrit des interrogations sur le futur mode de gestion de cette nouvelle plage des Genêts ? D’autant plus que lors d’une récente visite du Wali sur le site en chantier, tout semblait clair et parfaitement programmé: la plage ne pouvait être ouverte au public sans l’achèvement de la route conditionnant son accès, à savoir le premier tronçon de 8 kilomètres de la pénétrante au port.
Une opération qui ne sera pas achevée avant la fin de l’année en cours. Il se trouve cependant, que des observateurs avisés de l’arène locale, connaissant les fréquentations estivales dans cette zone des Genêts privilégiées par les pécheurs et les baigneurs au milieu des rochers, n’excluent guère une «occupation» de la future plage artificielle dès les prochaines grandes chaleurs, même si aucun arrêté d’autorisation à la baignade ne sera d’ici là signé.
Par ailleurs, du côté de quelques gestionnaires élus, l’annonce de l’ouverture cet été de la nouvelle plage des Genêts, était un précieux moyen de «faire pression» sur les entreprises concernées afin d’accélérer le rythme des travaux et livrer la route d’accès le plus vite possible. S’agissant des conditions de gestion et d’exploitation de cette plage, le Wali d’Oran a clairement laissé entendre qu’elle sera placée sous tutelle d’un établissement public de wilaya, «l’EPIC Ermesso» ou «Oran Vert».
Une formule, qui même bien justifiée, sera loin de plaire aux élus locaux de la ville d’Oran qui dénonceront encore «une forme d’exclusion arbitraire privant l’APC de sources d’une nouvelle source de revenus financiers importants». Abordant la question, une mauvaise locale fait remarquer que «le Wali a bien raison de confier la gestion de cette plage à une structure de la Wilaya car, la Mairie a toujours été incapable de gérer et de faire fructifier ses actifs immobiliers…
Oran a perdu plus de cinquante ans avant qu’un jeune nouveau Wali ne vienne enfin aujourd’hui lui livrer quelques sublimes idées de structuration de croissance urbaine harmonieuse permettant à la Ville de se réconcilier avec son port et avec sa mer…». Et son voisin d’ajouter «Vivement qu’avec le Hirak, le culte de l’incompétence et du laxisme soit à tout jamais banni des enceintes de gestion du Pays et de nos grandes villes…». Mais c’est là un autre débat.

Par S.Benali