samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Haï hippodrome - St Eugène </span>:<br><span style='color:red;'>Une femme de moudjahid vit dans la rue</span>
© OT / Adda

Haï hippodrome - St Eugène :
Une femme de moudjahid vit dans la rue

Une vieille dame madame Tifest Torkia, âgée de 90 ans, semble terminer sa vie dans la rue avec ses deux petites filles orphelines (mère décédée), en plus de la vétuste habitation où elle vivait avec 6 familles-locataires, Chelali Mohamed – Didah Houari – Mokhtari Fatiha – Soussi Mohamed et Fachou Khedidja. Ces locataires sont expulsés par le propriétaire algérien sachant que madame Tifest Torkia habite cette habitation depuis 1959.

Elle a toujours gardé les reçus de loyers qu’elle payait à la propriétaire française de l’époque, veuve d’un ancien moudjahid et mère de cinq enfants avec ses deux petites filles orphelines. Le propriétaire algérien de l’immeuble dont l’état des lieux est vétuste, a esté les locataires en justice pour les expulser et vendre la bâtisse qui se trouve dans un état de dégradation avancé. La vieille dame est ses petites enfants se retrouvent dans la rue sous une tente raccommodée au niveau de la toiture.
Du côté administratif, une enquête a été faite par la daïra, la mairie et même le wali d’Oran, a été informé de ces cas et ont promis d’étudier leurs cas, mais avec l’hiver et les premières pluies, leur situation semble s’aggraver. Ces sinistrés confortés par les autorités sur leurs cas au vu des enquêtes diligentées par les responsables de la daïra sur les lieux, gardent espoir et font confiance aux autorités pour les soulager de leurs calvaires, à la veille d’un hiver rigoureux qui s’annonce déjà. A rappeler, que madame Tifest Torkia habite cette maison depuis 1959 à ce jour et ainsi c’est le cas de plusieurs familles oranaises trop conservatrices; demeurent aujourd’hui dans des habitations vétustes qui mettent leur vie en danger n’osant pas changer de quartier ou de voisinage et pourtant, il y avait beaucoup de logements vacants d’ou le mot «Bien vacant».

Adda.B