jeudi , 12 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Les instituteurs du primaire optent pour la radicalisation</span>:<br><span style='color:red;'>Une grève cyclique de trois jours dans les écoles dès la semaine prochaine</span>

Les instituteurs du primaire optent pour la radicalisation:
Une grève cyclique de trois jours dans les écoles dès la semaine prochaine

Les négociations entamées lundi dernier entre des délégués des instituteurs du primaire et des représentants du ministère de l’Education nationale sont dans l’impasse. La rencontre entre les deux parties a été « décevante » de l’avis des délégués des enseignants qui soutiennent que la tutelle n’a aucune volonté de prendre en charge les revendications socio-professionnelles des concernés.

Première décision prise par les délégués à la sortie de cette rencontre est le durcissement du mouvement de contestation à travers le prolongement de la grève cyclique qui était observée seulement chaque lundi de deux jours (mardi et mercredi). Les instituteurs observeront ainsi dès la prochaine semaine une grève de trois jours dans les écoles primaires. Les délégués annoncent également un sit-in national lundi prochain devant le siège du ministère de l’Education nationale pour appuyer leurs revendications.
Les enseignants du cycle primaire ont également brandi la menace du boycott illimité des examens du premier trimestre de cette année scolaire.
Les récentes augmentations concédées par les pouvoirs publics aux magistrats et aux employés des banques avec effet rétroactif pour les juges a été pour de nombreux instituteurs du primaire la provocation de trop.
La mobilisation des troupes dans les écoles bat son plein et les appels à la radicalisation trouvent un écho favorable parmi les instituteurs qui se sentent lésés par les pouvoirs publics. La coordination des instituteurs du primaire qui a vu le jour récemment œuvre pour défendre une plateforme commune de revendications.
Cette plateforme comporte une vingtaine de revendications qui portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail des maîtres d’écoles, la révision à la hausse des salaires, la classification à la catégorie 12 au lieu de 11 actuellement et le droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge.
Il est aussi question de la réduction du volume horaire dans le primaire, le droit au logement de fonction et au transport, la régularisation de la situation des enseignants stagiaires et vacataires et la résolution du problème du sureffectif.
H. Maalem