samedi , 4 avril 2020

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Une nouvelle conception de la chose publique

La réunion gouvernement-walis, qui s’est terminée avant- hier, a eu le mérite de mettre le doigt sur les innombrables défaillances dans la gestion de la chose locale et les « oublis » dus à des années de laisser-aller et d’abandons de la chose publique. Le président de la République, comme le Premier ministre, ont défini le nouveau cap que doivent suivre les responsables locaux pour être au plus prés des préoccupations des citoyens.
C’est toute une nouvelle vision de la gestion au quotidien des affaires locales et une autre classification des priorités qui doivent désormais guider la démarche des walis, mais aussi des élus locaux qui sont appelés à sortir de leur léthargie et à prendre les initiatives devant les grands manquements qui caractérisent les différentes facettes du quotidien de leurs administrés.
Un délai et des objectifs bien définis ont été clairement mis en avant lors de cette rencontre qui a tranché avec toutes celles qu’on a eu l’habitude de voir par le passé. D’ici un an, il sera mis un premier point sur ce qui a été réalisé et sur ce qui ne l’a pas été. Un calendrier qui a le mérite d’être précis et qui pour une fois recourt à ce qui ne se faisait plus en Algérie, à savoir, l’obligation du résultat. Un autre management qui a le mérite d’être clair et précis et qui met chacun devant ses responsabilités.
Une mise à plat a été faite lors des ateliers qui ont caractérisé cette rencontre, concernant la planification et la gestion économique, notamment en ce qui relève des investissements locaux, du foncier industriel et de l’expansion urbaine. Une situation qui a remis au devant la nécessité de la «consécration du principe de la démocratie participative à travers l’association des citoyens à la politique d’urbanisme pour concrétiser cette Gouvernance rénovée et la maîtrise de l’expansion urbaine».
Sans trop entrer dans les détails techniques des obstacles qui freinent la concrétisation d’un réel développement local, au-delà du seul aspect financier, il faut relever ici que nous sommes à la veille d’une autre vision de la chose publique qui s’appuie en premier lieu sur la participation du citoyen et du souci cardinal de répondre à tous ses problèmes au quotidien.
Une approche qui a cet autre mérite de faire sortir l’Algérien de son rôle passif vers un rôle plus actif, où il aura, lui aussi, à participer à ce grand effort national vers lequel tend l’Algérie nouvelle.
Par Abdelmadjid Blidi