vendredi , 20 septembre 2019

Une scène locale prise en otage par la médiocrité…

Il est bien évident que l’élargissement de certains axes routiers importants sur le tissu urbain de la ville d’Oran permet de fluidifier et d’améliorer la circulation des véhicules. Réduisant ainsi les lourds désagréments vécus par les automobilistes qui, d’année en année, constatent la hausse des pressions et des encombrements. Mais ces projets d’élargissement des voies de circulation, au nombre de neuf, estiment certaines sources, datent pour certains de la période coloniale et n’ont, à ce jour, jamais pu être réalisés ni même lancés. A l’image de cette importante avenue d’Arcole reliant la trémie du lycée Lotfi au rond-point de Canastel, dont les espaces réservés jadis au dédoublement de la voie ont été, en grande partie, occupés par des constructions en extensions sauvages et illicites. Il faut évidement reconnaître que de grandes opérations et investissements ont été menés ici et là pour améliorer la circulation, notamment à travers les principales artères périphériques du tissu urbain. Mais à défaut de stratégie claire et efficace, projetant sur le moyen et le long terme, les mesures à apporter pour faire face à la croissance urbaine en matière de circulation, la porte est restée ouverte aux médiocres improvisations. Sans revenir sur le débat et les polémiques ayant marqué le choix du tracé du Tramway au départ du centre ville, il faut bien admettre que d’autres «solutions» d’accompagnement étaient possibles permettant de ne pas «sacrifier» de grandes rues commerçantes comme la rue de Mostaganem et l’avenue de St Eugéne. L’absence de plan de circulation, malgré son adoption présumée en mai 2015 par l’APW en mai 2015, reste à ce jour entourée de mystère, ou de grandes interrogations, pour le commun des oranais. A ce jour, seuls quelques membres de l’APC bien avisés ne cessent de «batailler» pour la mise en œuvre d’un projet d’amélioration du réseau et de la circulation routière, selon une approche pragmatique et claire visant à éradiquer les principaux points d’étranglements. Dans ce cadre, une dizaine de projets d’élargissement de voies ont été retenus par les premiers responsables de la maintenance et du bon fonctionnement de la Cité. Mais, hélas, c’était sans compter sur la nature d’un système global de gestion de l’avenir jusqu’ici bien gangrené par le laxisme, les tâtonnements, la médiocrité et le déficit de compétences. Les rares responsables locaux, gestionnaires élus ou fonctionnaires de l’Etat, sincèrement engagés sur le front du développement du progrès de la ville d’Oran, sont le plus souvent déçus, frustrés, fatigués et au final lassés par la multitude de contraintes, de dysfonctionnements, de retards, et souvent de dérives qui polluent la scène locale oranaise prise en otage par la médiocrité…

Par S.Benali