vendredi , 21 février 2020

Une semaine pour la verdure et les fleurs

La semaine des Floralies d’Oran, a été ouverte jeudi dernier au jardin public de Médina Jdida. Inscrites sous le slogan «Pour rendre votre ville fleurie», ces floralies regroupent, comme chaque année, plus d’une cinquantaine d’exposants venus de plusieurs wilayas du pays. Cette manifestation, devenue en une décennie l’événement traditionnel de la ville d’Oran, a au moins le mérite d’exister, même si bon nombre d’éléments restent encore à parfaire pour atteindre les objectifs affichés en matière de culture de la nature et de préservation des plantes et espaces verts en milieu urbain. Parmi les participants, on remarquera évidemment, quelques fleuristes, des pépiniéristes producteurs de plantes ornementales, des apiculteurs, des artisans potiers et des commerçants d’outils et accessoires de jardinage. On compte aussi évidemment, les entreprises locales impliquées dans ce créneau et quelques associations inscrites au registre de la protection de la nature et de l’environnement. Et la «nouveauté» cette année, est la participation des élèves d’une école qui auraient nous dit-on aménagé un espace vert exposé aux visiteurs. Et comme chaque année, les organisateurs annoncent un «très riche» programme d’activités concocté à l’occasion de cette manifestation, avec les mêmes ateliers des années précédentes, jardinage pour enfant, embellissement des façades commerciales avec un bouquet de fleurs, l’installation de fresques florales… «Spectacles d’animation et jeux ludique» et autres trouvailles devant «enrichir» le programme de la semaine des floralies. Un programme qui en principe, devrait durer tous les jours de l’année. Mais on sait que la mission urbaine de plantation, d’entretien d’espaces verts, d’embellissement et décoration florale, relève encore des vœux pieux, voire de l’utopie, pour une ville qui peine à maîtriser la maintenance élémentaire de son tissu urbain. Quand on visite d’autres métropoles, comme par exemple Istanbul où la culture des fleurs, notamment la tulipe symbole des rois ottomans, est inscrite dans les gênes de la société, on se rend bien compte de la futilité des initiatives et des actions éphémères lancées une fois par an. Chaque année, au détour des floralies, on nous annonce que d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour «la pose de gazon, le nettoiement du petit lac artificiel, la remise à niveau d’un jet d’eau et l’aménagement de plantations et de massifs fleuris pour agrémenter le jardin public devant abriter la manifestation annuelle. Comme si les services concernés étaient en congé durant tous les autres mois de l’année. Ce qui confirme l’amer constat sur l’état des lieux dépravé de cet espace vert historique qui n’est pris en charge qu’à l’occasion de la semaine des «floralies».

Par S.Benali