mardi , 7 avril 2020

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Une urgence nationale

L’Algérie doit sortir de la situation de blocage dans laquelle elle se trouve depuis quelques sept mois maintenant. Un constat partagé et appuyé par toutes les forces vives du pays qui tiennent à concrétiser le dialogue devant aboutir à l’organisation d’élections présidentielles démocratiques et libres.
Les bonnes volontés de la Nation poussent en ce sens et pensent que ces élections deviennent une urgence nationale pour couper la route aux forces réactionnaires qui tentent de laisser le pays sous cette charpente de crise qui ne sert que les intérêts de la «bande» comme l’a souligné le chef d’état major de l’armée dans son dernier discours à Oran où il a mis en garde, «contre des voix dont les intentions malveillantes sont bien connues, qui ont vendu leurs âmes pour servir les intérêts de la bande et ceux de leurs maîtres, et qui œuvrent par tous les moyens à entraver le travail de l’Instance nationale de la médiation et du dialogue, notamment en tentant d’imposer des conditions irréalisables et des exigences rejetées dans leur totalité, et en faisant la promotion de l’idée de la négociation au lieu du dialogue et de la désignation plutôt que l’élection».
L’institution militaire a réaffirmé encore une fois, par la voix de son premier responsable son «attachement à la voie constitutionnelle» et «l’impératif de se concentrer sur l’organisation des élections présidentielles dans les plus brefs délais». Une armée qui tient à accompagner, comme elle l’a fait depuis le début, le peuple algérien dans ses revendications légitimes. «Cette phase cruciale que l’Algérie traverse, requiert de la sagesse, de la patience et de la clairvoyance, une phase dans laquelle l’ANP a fait le serment d’accompagner le peuple, les institutions de l’Etat et le processus de dialogue, selon une approche bien étudiée, confirmant à chaque fois ses positions immuables envers la Nation et le peuple et mettant en garde contre toute atteinte aux intérêts suprêmes de la Nation qui ne peuvent en aucun cas, faire l’objet de surenchère».
Le salut donc ne peut venir que dans la concrétisation d’un dialogue aussi large que possible qui aura pour finalité de mettre en place toutes les garanties pour pouvoir organiser des élections présidentielles propres et honnêtes, qui couperont le pont de manière définitive avec tout ce qui a été fait auparavant dans notre pays et qui permettront enfin aux Algériens, d’élire un président fort du choix souverain et libre du peuple et qui pourra ainsi engager les réformes aussi bien politiques qu’économiques ou sociales selon la volonté exprimée par le peuple algérien depuis le début du hirak un certain 22 février 2019.
Par Abdelmadjid Blidi