mardi , 25 septembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Produits agricoles  </span>:<br><span style='color:red;'>Vers l’arrêt des importations d’ici trois ans</span>
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Produits agricoles :
Vers l’arrêt des importations d’ici trois ans

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a affirmé que la fin de l’importation des produits agricoles est pour bientôt.

Intervenant lundi dernier sur les ondes de la chaîne I de la radio nationale, le ministre a indiqué qu’actuellement les conditions sont favorables pour atteindre l’autosuffisance en produits agricoles.
Pour appuyer ses dires, le ministre a affirmé les chiffres réalisés cette année et les indicateurs de production sont à même de permettre au secteur d’arrêter graduellement l’importation d’ici trois ans. Selon lui, «si nous arrivons à maintenir le même niveau, deux ou trois ans, nous pourrons arrêter l’importation des produits et biens agricoles», ajoutant que «ce niveau de production a été possible grâce aux moyens mobilisés par l’Etat pour l’investissement dans les domaines de la production». «Les investisseurs ont fait de l’agriculture une base et un moyen pour contribuer à la croissance économique» a-t-il insisté. Donnant quelques chiffres, M. Bouazgui a affirmé que la production céréalière a atteint cette année 60,5 millions de quintaux, de volume record par rapport à 2017.
Ce qui a été réalisé et les résultats obtenus à ce jour par le secteur de l’agriculture est une véritable révolution qui a eu un impact positif en termes de produits agricoles, selon le responsable du département. En effet, il s’est félicité des résultats enregistrés en matière de production de lentilles, passée de 4.580 quintaux pour une superficie de 920 hectares en 2001 à plus de 300.000 quintaux pour une superficie de 27.000 hectares en 2018, soutenant que ce bilan augure d’une suspension des opérations d’importation d’une large gamme de légumineuse (lentille, pois chiche et haricot) au cours des prochaines années.
Il a affirmé par ailleurs, que les résultats enregistrés dans la filière céréalière, restent «insuffisants» pour cesser actuellement les importations au vu de la grande demande en consommation et en transformation, il a estimé que le maintien du même rythme de production dans les deux prochaines années, permettra au pays de réaliser l’autosuffisance en matière de blé dur. Un bilan satisfaisant…
Dans ce sillage, il a affiché sa satisfaction quant à la suspension de l’importation de plusieurs fruits et légumes. Cette mesure a eu «un impact positif sur le produit local qui a réalisé un saut qualitatif, parallèlement au soutien de l’Etat, tant en termes d’infrastructures (barrages, routes, voies rurales et agricoles et l’électricité), qu’en termes de soutien direct apporté à l’agriculteur soit 50 à 60% de la valeur des outils, équipements et produits utilisés dans son activité» a-t-il soutenu.
Pour l’invité de la chaîne I, le secteur progresse suivant les recommandations issues des dernières Assises nationales de l’agriculture et conformément au plan décidé par le président de la République Abdelaziz Bouteflika en 2009 à Biskra.
M. Bouazgui a indiqué également, que «le travail est axé actuellement sur la rationalisation du soutien apporté aux investisseurs et sur l’orientation des programmes vers les filières stratégiques ayant une valeur ajoutée pour le développement économique, à l’image des fruits et légumes».
L’invité de la chaîne I a fait savoir qu’un programme a été mis en place pour la réalisation par des opérateurs privés et des entreprises publiques, de dépôts de stockage. Abordant la filière oléiculture, Bouazgui a indiqué que la filière comptait aujourd’hui 64 millions d’oliviers dont 40 millions en production et 24 millions les deux prochaines années en sus d’exploitations agricoles de plus de 200.000 hectares et plus de 1.500 huileries modernes, ajoutant que le secteur tablait sur cette filière pour exporter d’importantes quantités au cours des deux prochaines années. Il aussi indiqué que les investissements dans les oliviers ont été étendus aux Hauts Plateaux et au Sud (Ouargla, Djelfa, El-Bayadh, Biskra et Adrar), à travers la plantation de 2 millions d’oliviers par an, a indiqué Bouazgui, affirmant que ces mesures faisaient suite à des recherches effectuées par des établissements du secteur au cours des dernières années.
Alger: Samir Hamiche