jeudi , 19 octobre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Le Ramadhan, une haute saison pour les mendiants</span>:<br><span style='color:red;'>Violentes bagarres pour contrôler les territoires et les mosquées</span>
Un «parkingueur » © Illustration

Le Ramadhan, une haute saison pour les mendiants:
Violentes bagarres pour contrôler les territoires et les mosquées

Le nombre de mendiants a augmenté d’une manière spectaculaire dans les rues de la ville depuis le début du Ramadhan. On assiste à de violentes bagarres entre groupes rivaux de mendiants armés souvent de gourdins et de couteaux pour contrôler un territoire ou une mosquée.

La capitale de l’ouest enregistre un afflux sans précédent de mendiants qui n’hésitent pas à recourir à tous les moyens pour gagner le maximum d’argent. Tout est bon pour ces mendiants professionnels: utiliser des enfants en bas âge parfois des nourrissons, simulation d’handicap, gémissements, pleurs etc. Les derniers jours du mois sacré restent une aubaine pour les mendiants venus de tous bords et certains n’hésitent pas à recourir à la violence pour défendre leur gagne-pain. Un affrontement violent a eu lieu la fin de la semaine dernière devant une mosquée à Oran-est entre deux groupes belliqueux de mendiantes. Des mendiantes vêtues de noir et accompagnées par des enfants en bas âges, se sont livrées à des actes de violence déchaînée. L’irréparable a risqué de se produire quand une mendiante a sorti un couteau pour régler ses comptes avec le groupe adverse. Heureusement, les fidèles s’étaient interposés pour calmer les esprits faute de quoi, il y aurait mort d’homme. Le phénomène de la mendicité prend une ampleur inquiétante durant ce mois de piété. Dans les marchés, les citoyens sont quasiment harcelés par une nuée de bambins. Nombreux n’hésitent pas à se cramponner à leurs jambes pour leur arracher quelques dinars. Les mendiantes professionnelles utilisent les enfants, parfois loués à des familles de statut modeste dans le seul but d’attirer la compassion des passants. Le montant de la location varie selon la situation physique et l’âge des bambins. Les enfants handicapés, aveugles ou présentant une anomalie congénitale, sont considérés comme étant des atouts utiles à la mendicité et leur location quotidienne auprès de leurs familles, serait donc plus élevée que celle pour un enfant dit normal.

H.Maalem