jeudi , 16 août 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Education </span>:<br><span style='color:red;'>Zemali exhorte le Cnapeste à mettre fin à la grève </span>
© D.R

Education :
Zemali exhorte le Cnapeste à mettre fin à la grève 

Le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Mourad Zemali, a tenu hier une réunion avec les représentants du Cnapeste.

Ainsi, le ministre a tenu à exhorter à mettre fin à leur mouvement de grève entamé depuis deux semaines. Il a responsabilisé les représentants du Cnapeste devant l’opinion publique, tout en indiquant qu’il existe un risque de dérapage si la grève se poursuit.
A la fin des travaux de la réunion, le ministre du travail M Zemali, a estimé que «la réunion d’aujourd’hui n’a pas pour but de discuter des revendications du Cnapeste, ni de leur légitimité. Nous leur avons juste demandé d’arrêter la grève car, les lignes rouges sont dépassées». Nous avons demandé aux représentants du syndicat de faire prévaloir le dialogue et de placer l’intérêt des élèves et du pays au-dessus de toute considération» a-t-il dit. «Je lance un appel au Cnapeste de faire attention, il y a un risque de dérapage, sa responsabilité est engagée devant le peuple et devant l’histoire» a-t-il dit avant d’ajouter «aujourd’hui, il n’est pas opportun de parler de revendications, ni des mesures à prendre, le but de la rencontre est de chercher l’apaisement. Je crois en la bonne foi des responsables du Cnapeste. C’est possible qu’il y ait un malentendu entre les responsables de tutelle et le syndicat».
«La situation d’aujourd’hui qui va au-delà des lignes rouges, est devenue incontrôlable par ces parties» a-t-il soutenu, appelant au «respect des décisions de la justice». Selon lui, il n’existe pas dans le code du travail quelque chose qui s’appelle «grève illimitée».
Ainsi, selon lui, le Cnapeste doit appeler sa base à la reprise du travail. Après avoir affirmé que la Constitution algérienne garantit à l’enfant le droit à l’éducation, M. Zemali a rappelé que la loi algérienne a mis en place plusieurs mécanismes de dialogue et de concertation, soulignant que son département ministériel est chargé de veiller à l’application de la loi et d’accompagner ces syndicats, les travailleurs et les partenaires sociaux, afin de leur permettre de s’enquérir et de se conformer aux textes de lois.
Quant à lui le coordinateur national du Cnapeste Salim Oulha, a expliqué que l’arrêt de la grève relève des compétences du Conseil national. «Nous avons demandé la médiation du ministre pour favoriser un vrai dialogue avec la tutelle. En attendant, nous maintenons notre grève» a-t-il indiqué et d’ajouter «le respect des lois de la République doit être la préoccupation de toutes les parties et les mesures coercitives prises par l’administration ont eu un effet aggravant sur la situation».
Alger: Noreddine Oumessaoud