mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Restauration de la Casbah d’Alger</span>:<br><span style='color:red;'>Zoukh s’enquiert de l’avancement des travaux</span>

Restauration de la Casbah d’Alger:
Zoukh s’enquiert de l’avancement des travaux

Le wali d’Alger Abdelkader Zoukh a effectué hier une visite d’inspection à la Casbah où il a constaté de visu l’état de l’avancement des travaux de réhabilitation et de restauration de la cité historique. En effet, un important programme de réhabilitation et de restauration de plusieurs édifices de la Casbah d’Alger, a été lancé par les pouvoirs publics.

C’est dans l’optique de donner un nouveau souffle aux travaux que le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a effectué la visite d’hier.
Toutes les bâtisses de la Casbah sont retenues par cette œuvre grandiose de restauration et plus de 2400 milliards de centimes ont été dégagés pour finaliser le plan de réfection de la cité antique.
À cet effet, le wali a visité le Palais du Dey, le Palais des Bey, la mosquée des janissaires et une aile réservée à la poudrière ainsi que plusieurs rues et ruelles de la Casbah.
Le wali d’Alger a affirmé que le projet de restauration changera l’image de la Casbah qui deviendra à la fin des travaux, une cité touristique attractive. Il a indiqué qu’afin de sauvegarder la Casbah qui est classée patrimoine mondial, «nous avons procédé à la répartition de la Casbah en 17 îlots et chaque îlot est pris en charge par un bureau d’étude».
Dans ce cadre, le wali a affirmé que la restauration de la Casbah est désormais une réalité palpable, citant les travaux au niveau du Palais du Dey, de Dar el Baroud (poudrière), de la mosquée du Dey et du Palais des Dey entre autres.
Il a qualifié de laborieuses les opérations de restauration de plusieurs monuments historiques au niveau de la Casbah et dont les travaux exigent «la minutie» dans l’exécution, le wali d’Alger a indiqué qu’il est difficile de fixer un délai pour la fin de ces travaux.
La Casbah d’Alger a toujours fait l’objet de controverses quant à la gestion de son dossier, bien qu’elle jouisse officiellement d’un statut particulier auprès des hautes instances.
Le transfert de son dossier étant depuis deux ans entre les mains de la wilaya d’Alger, peut-on espérer une meilleure prise en charge ?  Pour le moment, il y a des chances si l’on se réfère au suivi rigoureux à travers la multiplication des sorties sur terrain du premier responsable de l’exécutif.
Le wali a affirmé que «400 familles qui occupent des habitations précaires répandues sur différentes zones urbaines à la Casbah, vont être relogés», soulignant que «ces bâtisses seront emmurées», vu des personnes étrangères à La Casbah et quelques propriétaires qui ne résidaient pas dans leurs maisons – qu’ils ont louées – au moment de l’entame des opérations de recasement, étaient parmi les squatteurs.
Par ailleurs, le wali rappellera que ses services interviennent sporadiquement pour reloger les familles occupant des bâtisses fragilisées par les intempéries, mais pas dans le cadre des opérations de relogement menées depuis 2014. Le chiffre de 12.000 familles reconnu, veut dire l’équivalent de 60.000 personnes, soit la population d’une commune d’envergure respectable. On peut même comprendre que la grande majorité des habitants de la Casbah a été relogée.
Alger: Samir Hamiche