Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie Edition N°  4862 du 09 Mars  2010

 

 

 

ACCUEIL

EVENEMENT

ORAN

REGION

SPORT 

CONTACT 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique de Benali Si Youcef

Oran, Aujourd’hui

GNL16

Dernière ligne droite

Les préparatifs de la conférence internationale sur le gaz, prévue le 18 avril prochain, entament leur dernière droite. Oran doit très vite remettre en ordre son cadre urbain bouleversé par les travaux en cours lancés ici et là. A quelques jours de la manifestation économique mondiale, un défi de taille s’impose aux autorités locales pour la réception de tous les chantiers dans les délais fixés.
Dans le cadre de cette mobilisation pour le succès du GNL16, des instructions ont été données lors d’une réunion officielle tenue à la Mairie, pour renforcer les moyens de ramassage des ordures ménagères et la collecte des sachets en plastique qui inondent certains endroits de la ville. Concernant les routes, le directeur de la voirie et de la circulation a précisé que «70 panneaux directionnels à caissons lumineux seront installés le long de l’axe menant du pont Zabana au centre des conventions et que 70 autres sont prévus au niveau des autres trajets officiels.
S’agissant de l’éclairage public, on parle de 5.000 points lumineux supplémentaires ajoutés au programme de réfection et d’entretien, et même de «la mise en place d’une permanence, au niveau des services techniques concernés, pour assurer le suivi et signaler les insuffisances constatées sur le terrain». Autant d’actions et de décisions que l’on croyait déjà inscrites au registre du fonctionnement normal et courant d’une APC efficace et organisée.
Mais certains détails évocateurs ne cessent d’illustrer l’ampleur du déficit en matière de maîtrise de la maintenance urbaine. Evoquant «quelques insuffisances» en matière d’embellissement et de réaménagement des façades de la Cité, le président de l’Assemblée a relevé, entre autres, le cas des «plaques de signalisation qui n’auraient pas été lavées depuis près de sept mois...»
Rien d’étonnant pour l’oranais anonyme habitué à voir l’état peu reluisant des routes et des chaussées. Mais pourquoi se demandent bon nombre, avoir attendu cet événement mondial sur le gaz, pour se rendre enfin compte que même les plaques de signalisation ne sont jamais lavées? Il est peut-être vrai que d’obscurs fantômes se frottent les mains de joie à la simple idée de pouvoir encore rire de nos tares collectives et de nos petits malheurs urbains. Et les panneaux mal entretenus, les ordures non ramassées, l’éclairage public défaillant ou les sachets en plastique qui marquent le décor des cités restent des dossiers bien moins sensibles et épineux que ceux du vieux bâti qui s’effondre, du chômage en hausse chez les jeunes, de la prolifération de la drogue, de la pénurie de vaccins et de médicaments, du marasme des écoles, et de bien d’autres préoccupations sociales que l’on peut résoudre au simple détour d’une réunion économique aussi internationale soit-elle. La raison d’être des gouvernants, c’est qu’il gouvernent. Une évidence qui concerne aussi les gestionnaires élus installés au chevet des préoccupations sociales.
Gérer l’avenir d’une communauté c’est assumer ses responsabilités par des choix clairs et cohérents, c’est obéir à l’intérêt national et non à la dernière pression qu’on subi, c’est répondre aux besoins des habitants et non à la dernière tendance politique marquant la conjoncture.






 

 

Copyright (C) 2007 - Ouest Tribune - Tous Droits Réservés