Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie

 

 

 

 

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BEJAIA
Organisation d’une battue aux sangliers à Fenaia pour réduire leur prolifération
Une battue aux sangliers a été organisée samedi dans la région de Fénaia, à 40 km à l’ouest de Bejaia, avec comme objectif d’assurer «la régulation de l’espèce, devenue en surpopulation», a indiqué le secrétaire général de l’association locale des chasseurs, M. Karim Echeikh. Autorisée par la wilaya, cette battue a réuni une quarantaine de personnes, entre tireurs et rabatteurs, et s’est déroulée quasiment sur toute l’étendue de la circonscription, dont la singularité, tient dans sa position géographique alliant, forêts, plaines, rivières, le tout étendu sur une multitude de sites d’habitations.
L’espace étant, en conséquence, un lieu de prédilection pour cet animal, accusé de nombreuses nuisances, notamment ses dégâts sur les cultures. Ces dernières semaines, à cause de la vague de froid qui a frappé la région, plusieurs spécimens ont fui la forêt, se hasardant le long de la rivière de la Soummam et osant même divaguer à proximité de certaines fermes isolées. «D’où l’idée de cette battue», a indiqué M. Echeikh, soulignant que l’action est «d’ordre préventif», visant essentiellement «la réduction de hordes et leur contraction dans une ampleur acceptable». «Ces dernières années, en raison du recul de la chasse, le nombre de sangliers a fortement proliféré, autant que ses méfaits», a-t-il relevé, soulignant par ailleurs que le produit de la chasse est éparpillé dans des zones précises. Il (le produit) est destiné notamment à nourrir les renards et les chacals en voie de disparition. Pour ce faire et afin d’éviter, entre autre, les effets du pourrissement, «les chasseurs éventrent l’animal tué, le vident de ses viscères, puis le nichent dans un endroit indiqué pour l’offrir en obole aux autres carnassiers», a-t-il encore expliqué.
En sept heures (09h-16h) de battue, les chasseurs ont épinglé à leur tableau 16 sangliers. Ils se sont donnés rendez-vous le week-end prochain, pour une opération similaire.

Bilan annuel des activités de la DGSN en matière de saisie de drogues et psychotropes durant l’année 2011 à Tlemcen
Les drogues dures, (cocaïne, héroïne et crack), gagnent du terrain
Les saisies de drogue en zones urbaines s’estiment désormais en tonnes, alors que de telles quantités étaient jusque-là, constatées seulement en zones frontalières ou lors des prises sur les axes routiers, en considérant que notre pays n’est qu’une zone de transit. En effet, le bilan annuel de la sûreté nationale en la matière est inquiétant, à plus d’un titre...
Selon la cellule de communication de la direction générale de la sûreté nationale, les différents services sur le terrain, ont enregistré de janvier à décembre 2011, des prises de drogue de 1,38 tonne de résine de cannabis, 2,153 kilogrammes d’héroïne, 8,357 kg de cocaïne et 5,7grammes de crack, ainsi que près de 161.000 comprimés de psychotropes.
D’une part, ce phénomène de détention, de commercialisation, de consommation et de trafic de drogue inquiète, vu les quantités importantes, qui tentent d’inonder le marché national, notamment pour ce qui est du kif marocain. D’autre part, ces drogues dures: cocaïne, héroïne et crack), sont généralement rares dans le milieu délinquant de notre pays, commencent aussi à gagner du terrain. Leur saisie ne se compte plus en grammes, mais en kilogrammes, détenus et commercialisés, notamment par les immigrants clandestins, de nationalités africaines et saisies pour la plupart dans des quartiers de riches délinquants.
Car, faut-il le noter, leurs prix restent loin de la portée des consommateurs les moins aisés. A titre indicatif, la sûreté nationale a compté, durant l’année écoulée, en matière de détention et usage de stupéfiants et psychotropes, 1.397 affaires, dont 985 liées au cannabis, 404 aux produits psychotropes, trois au trafic international de commercialisation d’héroïne et cinq de cocaïne.
A souligner, que le trafic des deux dernières substances est qualifié d’international, indiquant à la fois que sa provenance est d’un pays étranger et dans certains cas, sa destination est également un pays autre que l’Algérie. A noter, que certains immigrants clandestins utilisent cette drogue “”prestigieuse’’, pour payer leurs passeurs vers les pays européens. Cette théorie défendue dans plusieurs affaires de saisie, rassure en quelque sorte, en indiquant que les quantités saisies n’étaient pas destinées à la consommation locale, mais n’exclut pas totalement cette seconde théorie.
Le kif traité demeure la substance la plus répandue sur le marché. Par ailleurs, pour ce qui est de la détention et usage de stupéfiants en général, dans les milieux de la délinquance, les services de police ont traité 3.208 affaires, dont 2.880 liées au cannabis, 312 concernant les produits psychotropes, 9 d’héroïne, 5 de cocaïne et 2 de crack.
Ceci, confirme encore une fois, que le kif traité demeure la substance la plus répandue, sur le marché de la consommation et du trafic.
En somme, les services de la DGSN ont traité, au titre de l’année 2011, 4 606 affaires, impliquant 6.155 personnes parmi lesquelles 5.158 ont été placées en détention provisoire, contre 3.417 affaires, enregistrées durant l’année 2010. En matière de lutte contre le phénomène de la drogue qui envahit la société, la sûreté nationale a mis en exergue, les résultats positifs réalisés par ses 13 brigades canines, relevant de la direction des unités républicaines de sécurité, mises en contribution dans cette lutte. Ces groupes cynophiles ont, en effet, permis au cours de la même année, la détection et la récupération de 22,623 kilogrammes de résine de cannabis et 81,291 kilogrammes durant l’année 2010.

MAGHNIA
Hygiène et consommation, un véritable casse-tête
La ville de Maghnia compte un nombre très important de commerces. Le chiffre exact? On ne le connaît pas et ce, en raison de la prolifération des commerces illicites, car plus de 50% activent sans registre de commerce.
L’hygiène est contestée dans cette ville frontalière, notamment dans le commerce de l’alimentation générale, restaurants, fast-food, cafés etc.
Un point noir que s’attachent à combattre les services de la DCP et le bureau d’hygiène de l’APC et ce, malgré les maigres moyens dont ils disposent. Le nombre de brigades de contrôle est nettement insuffisant pour couvrir tous les commerces, dont le nombre ne cesse de croître de jour en jour. «Les priorités de la direction du Commerce, éviter les intoxications alimentaires et les maladies à transmission hydrique,» nous dira un responsable du secteur. Les agents du commerce, sont confrontés à d’énormes difficultés sur le terrain quant aux actions de sensibilisation auprès des commerçants.
L’attitude de certains marchands qui cherchent constamment à se dérober quand il s’agit de contrôle, ces derniers en viennent parfois aux mains avec les agents de la DCP. «Occupez-vous d’abord des marchands ambulants et de ceux qui versent dans le commerce informel.
Ceux qui écoulent leurs produits à même le trottoir, exposés à tous vents «disent-ils souvent. Tout le monde à Maghnia s’accorde à dire que l’hygiène et le contrôle de la vente des produits alimentaires, sont défaillants à tous les niveaux, notamment aux alentours du marché couvert du centre-ville où le pain traditionnel se vend aux côtés des immondices d’ordures et une saleté incroyable.
Il y a lieu aussi d’évoquer la question des salles de fêtes qui ne sont que rarement inspectées par les agents de contrôle, car il est assez fréquent qu’un propriétaire d’une salle de fêtes qu’il loue à 12 millions de centimes si ce n’est encore plus, s’abstienne d’acheter une bouteille de javel à 40 DA! C’est tout dire sur la situation qui prévaut dans ce secteur où l’on craint des catastrophes à cause du danger toujours latent, des intoxications alimentaires de masse.

 

 

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