SIDI BEL-ABBES
Les gros moyens pour lutter contre les feux de forêts
Afin que le dramatique scénario de l’année écoulée ne se
répète plus jamais, avec quelques 4416 hectares de forêts,
totalement ravagées par le nombre de foyers d’incendies
déclarés au sud de la wilaya, les services de la
Conservation des forêts sont plus mobilisés que jamais.
Et ce, grâce à la présence de brigades mobiles, déployées
sur le terrain pour la mise en place d’un dispositif de
prévention des plus adéquats, bien avant le début des
grandes chaleurs. L’opération a en effet démarré à la fin du
mois écoulé, avec la création de postes de vigie et une
colonne mobile, dont le point de ralliement reste fixé à
Télagh. Ceci ajouté, à tous les autres moyens indispensables
pour les interventions sur les feux, dont des véhicules tous
terrains parfaitement équipés, avec un système de
télécommunication qui facilitera le contact entre les
équipes. Par ailleurs et collaborant avec la Conservation
des forêts, d’autres secteurs s’impliquent dans cette
opération d’envergure, dont la Sonelgaz, la SNTF et les
Travaux Publics pour l’entretien des routes, des chemins et
bordures des exploitations agricoles et des forêts, afin de
faciliter l’accès aux engins et éloigner tous les facteurs
d’incendie. Cependant, et malgré toute cette énorme
mobilisation des secteurs publics, celle des citoyens doit
l’être davantage, car le phénomène des feux de forêts a des
répercussions, en premier lieu sur son quotidien et son
environnement. Et ceci concerne tout particulièrement les
habitants des milieux ruraux, car plus exposés aux fâcheuses
conséquences de ces incendies.
Mostaganem
Fête annuelle de Sidi Abdellah
Comme à l’accoutumée, durant deux jours, hier et
aujourd’hui, la contrée des Medjahars vit une ambiance toute
particulière, à la faveur de la fête annuelle du wali Salah
Sidi Abdellah Ibn Sidi Khettab El-Charif El Hassani, dont le
mausolée se trouve à proximité de l’agglomération d’En Aro
dans la commune de Sour. Cet élu de Dieu, qui a vécu au
huitième siècle de l’hégire, a contribué au développement de
Mostaganem, tant du point de vue humain que matériel. Selon
la tradition, Sidi Lakhdar le cite dans un de ses poèmes.
Aussi, Sidi Bendehiba et Sidi Charef, dont les mausolées se
trouvent, l’un dans la commune de Bouguirat et l’autre à
Mesra dans le tissu urbain, sont les enfants de Sidi
Abdellah, de même que Sidi Ladjel, dont le mausolée est
situé dans la commune d’Oued El-Kheïr dans la wilaya de
Mostaganem. Il convient d’indiquer, que la fête de Sidi
Abdellah a attiré des milliers de personnes de la région et
des villages limitrophes et se caractérise par une fantasia
que pratiquent des dizaines de cavaliers, la lecture du
Coran par des tolbas, des troupes folkloriques jouent du
galal et la ghaïta et des chanteurs de bédoui sont aussi de
la partie. Aujourd’hui, est prévue la participation du wali
à cette fête, qui se perpétue depuis des siècles.
Rencontres à Achaâcha sur les crimes du colonialisme
français dans le Dahra
L’association des activités des jeunes du centre culturel de
Achaâcha, en collaboration avec le département des sciences
de l’information et de la communication de l’université de
Mostaganem, organise aujourd’hui, à la bibliothèque
communale de Achaâcha, une rencontre sur «les crimes commis
par la France coloniale dans le Dahra au dix-neuvième
(19ème) siècle». Selon le programme établi par l’association
sus-évoquée, les professeurs: Taïbi Mohamed, Haillali Hanafi,
Mohamed Khayal, Hami Smail, animeront des conférences
portant sur «la lutte et la résistance populaire dans le
Dahra». «Les crimes du colonialisme français dans le Dahra».
«L’insurrection du cheïkh Boumaza», «Le rôle des
associations dans l’histoire locale». Aussi, le livre «les
enfûmades du Dahra» de Amar Belkhodja sera présenté et
exposé à une lecture critique de ce livre par Mohamed Meflah.
Projection du film «Les grottes de Frochich» de Mostefa
Abderrahmane. Il convient de rappeler, que dans la nuit des
19 au 20 juin 1845, le colonel Pelisser, un lugubre et
sinistre personnage a, avec sa soldatesque, tué dans les
grottes de Frochich dans la commune de Nekmaria dans le
Dahra, plus de 1200 hommes et femmes par asphyxie, provoquée
par les fumées de feux entretenus toute la nuit au moyen de
bois et de broussailles, aux entrées des grottes, qui ont
été fermées à l’aide de gros blocs.
Clôture de la campagne de sensibilisation sur les
intoxications alimentaires
La clôture de la caravane de sensibilisation sur les
intoxications alimentaires, s’est caractérisée hier matin,
par une riche manifestation organisée à la bibliothèque
centrale de l’université. Le groupe folklorique «Ouled
Touat» jouant de la karabila, a exécuté des morceaux qui lui
sont propres dans la cour de la bibliothèque. Et dans le
Hall de celle-ci, trois laiteries, dont «Gyplait» un
pâtissier exposait des échantillons de leurs productions. La
direction de wilaya du Commerce qui organisait l’événement,
présentait dans un stand des instruments utilisés par des
services des produits divers contrefaits (pièces détachées,
détendeurs de bouteilles de gaz, cosmétiques, médicaments
périmés», des lasers, (jeux pour enfants) dangereux…
L’association de wilaya pour la protection des
consommateurs, était elle aussi activement présente. Le chef
de cabinet du wali, l’ex-directeur de l’environnement de la
petite et moyenne entreprise ont assisté à la cérémonie de
clôture sus évoquée et ont visité également les divers
stands. A signaler, que des clowns ont joué le rôle de
consommateurs, victimes d’intoxications alimentaires, après
avoir consommé du poisson acheté chez des marchands
malhonnêtes. Rappelons, que la campagne de sensibilisation,
sur les intoxications alimentaires, décidée à l’initiative
du ministère du commerce, a débuté le 10 du mois courant et
a touché toutes les daïras et les plages. Elle s’est
clôturée hier. Il faut rappeler, cependant, que les services
de la direction du Commerce pour mieux réussir celle-ci se
sont mobilisés. Ils recommandent de redoubler de vigilance
et effectuent des opérations de contrôle dans les marchés et
les magasins.