Ouest-Tribune Le Premier Quotidien de l'Oranie Edition N°  4431 du 11 Octobre 2008

 

 

 

 

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Sidi Bel Abbés : Selon un rapport établi par la Direction

de l’Hydraulique

Retard flagrant d’entretien d’avaloirs au chef -lieu

La direction de l’Hydraulique, vient d’établir son rapport détaillé, sur la situation résultant de la crue du lundi 29 septembre dernier, qui a atteint une pluviométrie de 18 millimètres, seulement en quelques heures de précipitations.
Bien que des améliorations sont enregistrées, ici et là, à travers le territoire de la wilaya, la sonnette d’alarme est bien tirée, au chef-lieu.
Et comme effet immédiat, nous avons constaté, un travail de dernière minute, qui s’effectuait au niveau de la trémie de Sidi Djillali, juste en fin d’après-midi de mercredi, c’est-à-dire après quelques heures, de la communication du rapport de l’hydraulique, et avant les premières pluies d’avant-hier. Voilà en quelque sorte, comment notre collectivité locale se charge du dossier.
Pour revenir sur les précipitations de lundi, des records sont enregistrés en pluviométrie, notamment au chef-lieu, avec 17,4mm, 20mm au niveau du barrage Sarno, 12,4mm à Tessala, 10mm à Telagh, et 06mm à Ras El Ma.
A titre comparatif, la pluviométrie moyenne de la wilaya, pour tout le mois de septembre est de 11mm, pour les années de pluviométrie normale. L’identification des zones inondables, a fait l’objet d’une étude d’un plan directeur, touchant des communes de la wilaya, exposées aux risques d’inondations.
Cette étude, nouvellement achevée, a fait l’objet d’une validation, le 23 juillet 2008, en présence des différentes structures de la wilaya, concernées par la problématique des inondations, à savoir : la DTP, la conservation des forêts, la DUC, la protection civile, l’environnement et la DSA.
L’objectif principal de cette étude, est l’élaboration de la cartographie des emprises naturelles, des zones inondables, afin de permettre aux différentes structures, en en charge des problèmes d’urbanisme, une meilleure maîtrise de la gestion de l’espace. Un constat a été fait, suite aux précipitations du 29 septembre dernier. Au niveau de Moulay Slissen, l’origine principale des crues, est due aux eaux véhiculées par l’oued Tadjmout, à partir d’El Gor, (wilaya de Tlemcen). Les causes restent donc les deux anciens ponts, qui sont sous dimensionnés, et qui empêchent de ce fait, le libre passage des eaux.
En attendant la démolition de l’ancien pont, une entreprise a été retenue, pour entamer cette semaine, les travaux d’ouverture d’une brèche, sur l’ancien pont de la RN 95. Au niveau de Boukhanifis, et contrairement aux années précédentes, aucun fait saillant n’a été enregistré, hormis une inondation très partielle de la route départementale, reliant cette commune à celle de Sidi Khaled. Les travaux de rectification de l’oued Mekerra, et de réhabilitation de l’ancien canal, traversant la commune de Boukhanifis, ajoutés à la réalisation d’un nouvel ouvrage de franchissement de l’oued, par le secteur des travaux publics, se sont avérés efficients.
A Sidi Khaled, les seuls désagréments constatés, ont été relevés au niveau de la Cité des 56 logements, (située dans une cuvette en bordure de l’oued), suite à l’insuffisance récurrente du réseau de collecte des eaux.
A Sidi Lahcen, malgré que l’oued ait fonctionné à pleine section, aucun fait saillant n’est enregistré. La seule contrainte constatée, est liée au pont existant sur l’oued Mekerra, à l’intérieur de la localité, dont la section est très insuffisante, pour garantir le libre passage des eaux de crue, sans risque de débordement.
Au niveau de Telagh, bien que le niveau des eaux de ruissellement a atteint des débits très importants, les travaux d’aménagement réalisés sur l’oued Bouzoulay, sur un kilomètre et demi, ont pu canaliser les eaux, sans débordements majeurs, malgré les dégâts causés à l’ouvrage, alors que les réparations sont en cours.
Les désagréments subis, résultent essentiellement d’autres facteurs, tels : l’insuffisance de la section des ponts existants, à l’intérieur de la ville, (route de Merine, Cité des 160 logements, à proximité de l’oued).
De plus, il y a insuffisance d’avaloirs, et l’absence d’entretien du canal existant, à la sortie de la ville, (route de Dhaya). Au chef-lieu, le constat est à la fois inquiétant et désolant, malgré qu’aucun dégât majeur, n’ait été relevé. Pour cause, la direction de l’hydraulique, déplore le retard dans les travaux d’entretien des avaloirs, l’insuffisance quantitative des avaloirs dans les quartiers, et la stagnation des eaux, au niveau des deux trémies, donnant accès au quartier de Sidi Djillali, en raison de l’inefficience des équipements, de relevage des eaux pluviales.
Dans le cadre du programme normal, des actions d’amélioration sont en cours, et on cite principalement, l’élargissement de la section de l’oued Mekerra, entre Rjem Demmouche et Boubarnas, réparti en treize lots séparés. Second projet : les travaux de bétonnage du canal de protection, de la ville de Sidi Bel Abbés sur 13 kilomètres. La direction prévoit encore, des travaux de bétonnage du canal de Sidi Mohamed Benali – Sarno, sur une distance de sept kilomètres, des travaux de protection de la ville de Tessala, contre les inondations, l’aménagement de l’oued Mazid à Ténira, la rénovation du réseau de collecte des eaux pluviales à Sidi Khaled, les travaux de protection de la zone militaire de la LATTE, (route de Mascara), et enfin, l’acquisition de matériels et équipements de maintenance, des canaux et des oueds, en milieu urbain.



 
 

Miloud Bekkar 
 

 


 
 


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