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Sidi Bel Abbés
: Selon un rapport établi par la Direction
de l’Hydraulique
Retard flagrant
d’entretien d’avaloirs au chef -lieu
La direction de
l’Hydraulique, vient d’établir son rapport détaillé, sur la
situation résultant de la crue du lundi 29 septembre dernier,
qui a atteint une pluviométrie de 18 millimètres, seulement en
quelques heures de précipitations.
Bien que des améliorations sont enregistrées, ici et là, à
travers le territoire de la wilaya, la sonnette d’alarme est
bien tirée, au chef-lieu.
Et comme effet immédiat, nous avons constaté, un travail de
dernière minute, qui s’effectuait au niveau de la trémie de Sidi
Djillali, juste en fin d’après-midi de mercredi, c’est-à-dire
après quelques heures, de la communication du rapport de
l’hydraulique, et avant les premières pluies d’avant-hier. Voilà
en quelque sorte, comment notre collectivité locale se charge du
dossier.
Pour revenir sur les précipitations de lundi, des records sont
enregistrés en pluviométrie, notamment au chef-lieu, avec
17,4mm, 20mm au niveau du barrage Sarno, 12,4mm à Tessala, 10mm
à Telagh, et 06mm à Ras El Ma.
A titre comparatif, la pluviométrie moyenne de la wilaya, pour
tout le mois de septembre est de 11mm, pour les années de
pluviométrie normale. L’identification des zones inondables, a
fait l’objet d’une étude d’un plan directeur, touchant des
communes de la wilaya, exposées aux risques d’inondations.
Cette étude, nouvellement achevée, a fait l’objet d’une
validation, le 23 juillet 2008, en présence des différentes
structures de la wilaya, concernées par la problématique des
inondations, à savoir : la DTP, la conservation des forêts, la
DUC, la protection civile, l’environnement et la DSA.
L’objectif principal de cette étude, est l’élaboration de la
cartographie des emprises naturelles, des zones inondables, afin
de permettre aux différentes structures, en en charge des
problèmes d’urbanisme, une meilleure maîtrise de la gestion de
l’espace. Un constat a été fait, suite aux précipitations du 29
septembre dernier. Au niveau de Moulay Slissen, l’origine
principale des crues, est due aux eaux véhiculées par l’oued
Tadjmout, à partir d’El Gor, (wilaya de Tlemcen). Les causes
restent donc les deux anciens ponts, qui sont sous dimensionnés,
et qui empêchent de ce fait, le libre passage des eaux.
En attendant la démolition de l’ancien pont, une entreprise a
été retenue, pour entamer cette semaine, les travaux d’ouverture
d’une brèche, sur l’ancien pont de la RN 95. Au niveau de
Boukhanifis, et contrairement aux années précédentes, aucun fait
saillant n’a été enregistré, hormis une inondation très
partielle de la route départementale, reliant cette commune à
celle de Sidi Khaled. Les travaux de rectification de l’oued
Mekerra, et de réhabilitation de l’ancien canal, traversant la
commune de Boukhanifis, ajoutés à la réalisation d’un nouvel
ouvrage de franchissement de l’oued, par le secteur des travaux
publics, se sont avérés efficients.
A Sidi Khaled, les seuls désagréments constatés, ont été relevés
au niveau de la Cité des 56 logements, (située dans une cuvette
en bordure de l’oued), suite à l’insuffisance récurrente du
réseau de collecte des eaux.
A Sidi Lahcen, malgré que l’oued ait fonctionné à pleine
section, aucun fait saillant n’est enregistré. La seule
contrainte constatée, est liée au pont existant sur l’oued
Mekerra, à l’intérieur de la localité, dont la section est très
insuffisante, pour garantir le libre passage des eaux de crue,
sans risque de débordement.
Au niveau de Telagh, bien que le niveau des eaux de
ruissellement a atteint des débits très importants, les travaux
d’aménagement réalisés sur l’oued Bouzoulay, sur un kilomètre et
demi, ont pu canaliser les eaux, sans débordements majeurs,
malgré les dégâts causés à l’ouvrage, alors que les réparations
sont en cours.
Les désagréments subis, résultent essentiellement d’autres
facteurs, tels : l’insuffisance de la section des ponts
existants, à l’intérieur de la ville, (route de Merine, Cité des
160 logements, à proximité de l’oued).
De plus, il y a insuffisance d’avaloirs, et l’absence
d’entretien du canal existant, à la sortie de la ville, (route
de Dhaya). Au chef-lieu, le constat est à la fois inquiétant et
désolant, malgré qu’aucun dégât majeur, n’ait été relevé. Pour
cause, la direction de l’hydraulique, déplore le retard dans les
travaux d’entretien des avaloirs, l’insuffisance quantitative
des avaloirs dans les quartiers, et la stagnation des eaux, au
niveau des deux trémies, donnant accès au quartier de Sidi
Djillali, en raison de l’inefficience des équipements, de
relevage des eaux pluviales.
Dans le cadre du programme normal, des actions d’amélioration
sont en cours, et on cite principalement, l’élargissement de la
section de l’oued Mekerra, entre Rjem Demmouche et Boubarnas,
réparti en treize lots séparés. Second projet : les travaux de
bétonnage du canal de protection, de la ville de Sidi Bel Abbés
sur 13 kilomètres. La direction prévoit encore, des travaux de
bétonnage du canal de Sidi Mohamed Benali – Sarno, sur une
distance de sept kilomètres, des travaux de protection de la
ville de Tessala, contre les inondations, l’aménagement de
l’oued Mazid à Ténira, la rénovation du réseau de collecte des
eaux pluviales à Sidi Khaled, les travaux de protection de la
zone militaire de la LATTE, (route de Mascara), et enfin,
l’acquisition de matériels et équipements de maintenance, des
canaux et des oueds, en milieu urbain.
Miloud Bekkar
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