Tiaret: Mercuriale
Les ménages continuent a être déplumes
Le pain qui se
vend sur les trottoirs prés des égouts, la sardine a 300
dinars le kg exposée au soleil toute la journée ou revendue
dans des charrettes dans certains petits patelins isolés,
les petits revendeurs éjectés précocement du système
éducatif pour revendre inconsciemment des produits périmés,
voilà le spectacle quotidien qu’offrent nos marchés formels
ou informels. Les marchands sans aucun scrupule se sont
donnés le mot pour « déplumer » le pauvre père de famille.
C’est le règne de l’anarchie avec une spéculation éhontée.
Le prix de la pomme de terre demeure toujours élevé au
moment où les fellahs crient a l’arnaque des cartels du gros
car « presque toutes ces opérations d’achat sont
frauduleuses, c’est le pauvre petit fellah qui subit la loi
des « grands » qui achètent à bas prix, stockent dans les
frigos pour créer volontairement la pénurie, causant ainsi
une grande tension. Certains petits fellahs affirment avoir
écoulé tout récemment leurs récoltes à huit (8) dinars pour
la retrouver cédées sur le marché à pas moins de quarante
(40) dinars. Quelle appellation peut-on donner à cet
agissement devenu une culture du « normal ».
Quant aux fruits, il vaut mieux ne pas en parler, car
l’orange qui se vend à 180 dinars le kg a détrôné depuis
longtemps la banane qui est cédée à plus de 120 dinars. Il y
a aussi des étalages réservés aux riches, vous pouvez
trouver des poires du Mexique à 500 dinars le kg, du raisin
d’Espagne à 400 dinars le kg, des oranges du Maroc à 300
dinars et des prunes de France a 500 dinars le kg.
Nombreux sont les pères de familles qui nous ont déclaré
« être complètement déboussolés » car avec toutes ces
augmentations qui touchent les légumes secs, la viande est à
1000 dinars le kg, alors que la sardine qui était le plat du
pauvre, est cédée à 300 dinars le kg. Donc il faudra trouver
des solutions magiques pour préparer un simple repas.
Sur le plan de l’hygiène, c’est lamentable : sur les étals
des bouchers sont alignés des abats pleins de mouches. Pour
les merguez, prière de s’abstenir, car elles sont préparées
avec des résidus et des déchets.
Dans tout cela, il n’y a pas que les services de contrôle à
incriminer, puisqu’on sait que le laxisme a aujourd’hui
contaminé tous les gens qui achètent tout sans jamais
marchander ni encore moins se soucier de l’hygiène. Triste
réalité pour une société dite civilisée !
S.Moumen