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Articles
buccodentaires locaux
Des produits de
qualité boudés
Le marché des
produits buccodentaires dans le pays est envahi par des articles
asiatiques et particulièrement de la Chine qui a investi le
terrain avec la contrefaçon tout azimuts, notamment la brosse à
dents ne répondant nullement ni à la qualité ni aux normes
médicales.
Et parmi la panoplie de producteurs nationaux, activant dans le
buccodentaire, la ville de Sidi-Bel-Abbès peut enorgueillir avec
une unité «la SARL-prodental», spécialisée dans la fabrication
de brosses à dents avec une capacité de production de deux
millions d’unités par an. Mais la production belabbésienne se
heurte à une concurrence déloyale face à la brosse chinoise qui
est loin de répondre aux normes de la qualité requise sur le
plan international. Contacté sur ce sujet, le directeur de la
SARL-Prodental M.Tabet Derraz Zoheir a déclaré que «la brosse
chinoise est formée de poils de mauvaise qualité où après un
court usage ils se courbent tout en irritant la base
d’implantation de la denture». Aussi, le prix de l’unité est
assez bas, dépassant même l’entendement et le consommateur reste
ignorant et absent devant cette réalité en s’exposant à des
ennuis dentaires car les normes de qualité édictées par la
réglementation en vigueur n’existent nullement.
Or, devant ce constat, il est relevé que l’acheteur n’est plus
exigeant comme par le passé sur le plan de la qualité loin s’en
faut.
A noter dans ce contexte que le marché informel est devenu un
champ de prédilection pour les articles buccodentaires chinois
et autres asiatiques avec tous les risques que cela comporte
pour la dentition, particulièrement des enfants.
Pour l’exemple: une brosse à dents de qualité coûte 40 dinars
tandis que celle importée (la chinoise) est à 20DA. Le doute est
permis à juste raison pour tout consommateur averti. La qualité
se paie.
En ce sens, des initiatives doivent être entreprises par les
responsables et services concernés pour arrêter cette
«hémorragie» surtout quand elle touche les grosses commandes des
collectivités (écoles, hôpitaux, etc…) En conclusion la
production buccodentaire nationale doit être encouragée, à plus
d’un titre, surtout pour sa qualité indéniable.
Mehdi Kada
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