jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Chlef</span>:<br><span style='color:red;'>10 personnes arrêtées dans une affaire d’«avortement illégal» causant la mort d’une femme</span>

Chlef:
10 personnes arrêtées dans une affaire d’«avortement illégal» causant la mort d’une femme

Dix personnes ont été arrêtées par la brigade de police judiciaire de la sûreté de daïra d’Ouled Farès dans la wilaya de Chlef, dans une affaire d’«avortement illégal» ayant entraîné la mort d’une femme, a-t-on appris, mercredi, auprès du chargé de communication de ce corps sécuritaire.

«La brigade de police judiciaire a arrêté 10 personnes dans une affaire d’avortement illégal ayant entraîné la mort d’une femme âgée de 31 ans», a indiqué à l’APS le chargé de communication, le commissaire de police Cherif Ankoud. Cette opération a été réalisée, a-t-il dit, grâce à l’exploitation d’informations faisant état «qu’une infirmière à la retraite a transformé son domicile, sis au centre-ville de Chlef, en un local pour les avortements clandestins». Une jeune fille de 31 ans lui a demandé de l’aide pour la faire avorter, suite à une grossesse hors mariage, sur incitation d’une autre personne de 32 ans. L’opération a causé des complications à la victime ayant conduit à sa mort, a-t-on ajouté de même source. Les investigations menées à cet effet, ont permis l’arrestation de l’infirmière retraitée (65 ans) et de la personne ayant incité la victime à l’avortement, en plus de huit autres individus des deux sexes, âgés de 23 à 42 ans, ayant tous un lien avec cette affaire, a souligné le commissaire de police Cherif Ankoud.
L’opération a, également, permis, selon la même source, la saisie de différents produits et médicaments interdits à la vente en Algérie, utilisés dans les opérations d’avortement, outre une somme de 1.680.000 de DA et de 1.300 euros et prés de 500 g d’or. Les mis en cause dans cette affaire ont été présentés devant les autorités judiciaires de Chlef, pour les chefs d’inculpation d’«avortement ayant entraîné la mort et non dénonciation». L’infirmière retraitée et la personne incitatrice à l’avortement ont été placées en détention provisoire.