mardi , 16 août 2022

Une Algérie souveraine

L’Algérie a recouvert son indépendance et sa souveraineté après de grands sacrifices consentis par nos valeureux martyrs et nos courageux moudjahidine. Dans une guerre reconnue par tous , amis et ennemis, comme la plus grande révolution du 20é siècle, les Algériens ont écrit de leur sang l’une des histoires les plus marquantes de l’humanité.
Une souveraineté qui ne saurait être sujette à aucune pression ni à aucun marchandage. Et c’est forte de cette histoire et de cette souveraineté que l’Algérie prend en toute indépendance ses décisions et ne permet aucune pression de quelque nature qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.
Quand l’Algérie avait décidé de suspendre le Traité d’amitié et de bon voisinage avec l’Espagne, elle l’a fait en totale conformité avec ses convictions politiques et ses constantes de soutien aux causes justes, dont la cause sahraouie. Une cause que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a cru balayer en quelques lignes, choisissant de faire un revirement total dans les positions de Madrid, se positionnant du côté de la thèse creuse et infâme du colonisateur marocain, qui fait miroiter son plan d’autonomie au Sahara occidental, qui est en total contradiction avec la légalité internationale.
Pedro Sanchez, qui a commis là l’erreur politique de sa vie, a traîné l’Espagne dans une voie sans issue qui menace sérieusement l’avenir économique de son pays avec un partenaire stratégique. D’ailleurs une grande partie de son gouvernement et de la classe politique espagnole n’ont pas cautionné un tel écart et un tel amateurisme, indignes d’un dirigeant à la tête d’un pays comme l’Espagne. Un homme qui manque de «culture d’État», comme l’a qualifié l’opposition.
Esseulé avec son ministre des Affaires étrangères au sein de son pays et même au sein de son propre gouvernement, Sanchez s’est tourné vers l’Union Européenne pour chercher appui et se trouver une porte de sortie. Et c’est un fonctionnaire de l’UE, loin d’être neutre, qui est venu jeter la confusion, avant que le ministère des Affaires étrangères algérien ne vienne remettre de l’ordre et rappeler à tout le monde que «l’Algérie déplore et rejette les déclarations hâtives» et «infondées» faites, vendredi, au nom de l’Union européenne (UE) à la suite de la décision souveraine de l’Algérie de suspendre le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération la liant à l’Espagne», ajoutant que «la précipitation et le parti-pris de ces déclarations mettent en évidence le caractère inapproprié de leur contenu, s’agissant d’un désaccord politique avec un pays européen de nature bilatérale n’ayant aucune incidence sur les engagements de l’Algérie à l’égard de l’UE et ne nécessitant par voie de conséquence nullement le déclenchement d’une quelconque consultation européenne aux fins de réaction collective».
L’Algérie indépendante, forte justement de sa glorieuse révolution et son histoire, a pris une décision souveraine qui est en droite ligne avec ses principes immuables et la défense des ses intérêts qui ne sauraient faire l’objet d’aucun marchandage ni d’aucune pression. C’ est vraiment mal connaître l’Algérie, pays des un million et demi de chahids.
Par Abdelmadjid Blidi