mercredi , 5 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Coronavirus </span>:<br><span style='color:red;'>25 à 30% des cas confirmés sont d’origine familiale </span>

Coronavirus :
25 à 30% des cas confirmés sont d’origine familiale 

Les rencontres familiales constituent un élément important à l’origine de la hausse des contaminations par le coronavirus dans plusieurs wilayas du pays.

Le non-respect des mesures de distanciation sociale et les mesures de protection contre le Covid-19 ont caractérisé les fêtes de mariage et les funérailles, ce qui a amplifié ces dernières semaines, la propagation de la pandémie. Par conséquent, 25 à 30% des cas confirmés de la Covid-19 sont d’origine familiale, a fait savoir jeudi dernier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid à partir de Sétif, une wilaya touchée par un rebond du nombre des contaminations.
«Les réunions familiales, notamment les fêtes de mariage et les funérailles, ont été dernièrement les causes directes de l’augmentation du nombre de cas d’infections par la Covid-19 à travers les wilayas du pays», a-t-il précisé.
Pour remédier à cette situation, le ministre a appelé à une responsabilité collective, pour qui, la priorité est l’implication de tous les moyens nécessaires et en accompagnant les staffs médicaux et paramédicaux dans cette crise sanitaire.
Insistant quant à la disponibilité aux quatre coins de pays, des moyens pour faire face à la pandémie notamment les bavettes, le ministre a affirmé que le citoyen doit prendre au sérieux le caractère contagieux du Covid-19.
Pour ce qui est des wilayas ayant connu une hausse des cas, M. Benbouzid a annoncé que des efforts seront fournis pour parvenir à des solutions opératoires qui auront des résultats palpables et patents.
S’agissant de sa visite à Sétif, la situation épidémiologique est au cœur de son déplacement dans cette wilaya. Ainsi, le ministre a inspecté le laboratoire de dépistage du Covid-19 du CHU Mohamed Abdennour Saâdna et s’est enquis des conditions de travail de son personnel, insistant sur la réparation immédiate des pannes affectant certains appareils pour pouvoir effectuer les tests dans les plus brefs délais. Une rencontre est prévue à huis clos entre le ministre et les cadres de son département à la salle des délibérations de la wilaya, avant de prendre part à une émission sur radio Sétif. À signaler, dans ce cadre, que la wilaya de Sétif a enregistré dernièrement une augmentation sensible des cas d’infections par le nouveau coronavirus qui avaient atteint mercredi dernier les 1.281 cas confirmés.

Les laboratoires privés autorisés à effectuer les tests PCR

Évoquant le dépistage du Covid-19 via les tests PCR, lors d’une conférence de presse sur l’évolution de la situation épidémiologique dans le pays, M. Benbouzid a affirmé mercredi dernier, que les laboratoires privés sont désormais autorisés à effectuer ce genre de tests qui consistent à faire l’analyse clinique de la PCR pour le dépistage de l’infection à la Covid-19.
Il a déclaré à ce propos, que le ministère «autorise à compter d’aujourd’hui les laboratoires relevant du secteur privé dotés des moyens nécessaires et d’équipement médical à effectuer les analyses cliniques de dépistage du coronavirus à leur niveau», a-t-il précisé.
De son côté, le Dr. Fawzi Derrar, directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, avait indiqué que l’ouverture des deux nouvelles structures à Sétif et Annaba porterait à 30 le nombre de laboratoires en charge du dépistage du coronavirus à travers le territoire national, assurant par la même, que ce nombre pourrait encore augmenter si nécessaire. En chiffres, quelque 2.500 tests de dépistage du coronavirus sont effectués au quotidien à travers l’ensemble du territoire national.

Le scanner utilisé pour le suivi des malades après dépistage par test PCR

Lors de la même conférence de presse, le ministre a détaillé le rôle du scanner dans la prise en charge des patients du Covid-19 dont le recours à ce moyen a été justifié par le manque de laboratoires qui effectuent les tests cliniques. 
Il a ainsi précisé que le scanner «n’est utilisé que pour le suivi des malades après dépistage au moyen de test PCR». «Dès le début de l’apparition du virus, le ministère a préconisé le recours au scanner en raison du manque de laboratoires qui effectuent les tests cliniques, mais maintenant que le déficit a été pallié à la faveur de la mise en service de 30 laboratoires à l’échelle nationale, le scanner n’est utilisé, après analyses, que pour le suivi médical conformément aux orientations du corps médical», a expliqué le ministre lors d’une conférence de presse.
Le scanner «n’est plus utilisé dans le monde pour dépister les malades car ses résultats seuls ne sont pas fiables, ce qui a entrainé parfois l’hospitalisation de cas suspects provoquant ainsi la surcharge de certains services et, partant, une augmentation de cas positifs», a encore ajouté le ministre précisant que «le test PCR demeure le seul moyen de dépistage précis».
Il convient de préciser que le Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie Covid-19 a élaboré un rapport sur le recours au scanner lors de la prise en charge des patients du coronavirus. Le ministre a donné des détails à ce sujet où il a fait état d’une instruction, en préparation, sur le protocole d’utilisation de cet instrument pour le suivi des malades confirmés.
À préciser enfin que le Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie ne tient plus compte, dans son bilan quotidien, des résultats du scanner en raison de leur non fiabilité à 100% pour les cas suspects.
Samir Hamiche