lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Assainissement du foncier agricole</span>:<br><span style='color:red;'>250 000 hectares récupérés</span>

Assainissement du foncier agricole:
250 000 hectares récupérés

L’action de l’administration agricole sur le terrain, est certes importante, mais elle risque de n’aboutir à rien si la profession n’est pas bien organisée. C’est ce souci qui a poussé le premier responsable du secteur à instruire les cadres de son ministère à hâter l’organisation des diverses filières agricoles.

L’ opération lancée par le ministère de l’Agriculture et qui consistait à récupérer les terres agricoles inutilisées, a permis la restitution de pas moins de 250.000 hectares. Ce chiffre impressionnant, a été annoncé par le ministre de l’Agriculture à partir de M’Sila où il était en visite de travail. Cette superficie s’étend sur l’ensemble du territoire national. Pour Abdelkader Bouazghi, la préservation du foncier agricole est «la mission de tous, les services et les chambres de l’agriculture notamment». Le premier responsable du secteur ne dit pas si, oui ou non, ces terres ont été réaffectées pour d’autres opérateurs économiques à l’effet de leur exploitation. Il reste que l’opération de récupération du foncier agricole, toujours en cours, a mis à nu les insuffisances du système de gestion de cette ressource, autant rare que sensible.
Il est utile de signaler, à ce propos, que le foncier agricole a souffert de nombreux détournements de sa vocation initiale pour servir à des opérations immobilières, notamment.
Le travail des services du ministère de l’Agriculture reste plus que jamais d’actualité et le ministre n’a pas manqué d’interpeller les fonctionnaires du département dont il a la charge à l’effet de redynamiser les commissions de Daïras chargées de préserver le foncier et de régulariser les exploitations agricoles.
L’action de l’administration agricole sur le terrain, est certes importante, mais elle risque de n’aboutir à rien si la profession n’est pas bien organisée. C’est ce souci qui a poussé le premier responsable du secteur à instruire les cadres de son ministère à hâter l’organisation des diverses filières agricoles. Il a fixé le mois de mars prochain «comme date butoir». M.Bouazghi a mis en exergue l’impact de cette organisation sur la production. Il a instruit à l’effet de «mieux valoriser la filière avicole» insistant à dire que cette filière était «prometteuse et génératrice de richesse», mais traîne le défaut d’une trop grande part d’informel dans ses activités. Sur cette filière précisément, le ministre invite les aviculteurs à prendre exemple sur la wilaya de Batna qui passe pour être un «modèle national à suivre dans l’organisation et la production avicole».
Défendant son secteur, le ministre a affirmé qu’«il n’y a pas eu de recul dans l’activité agricole à l’échelle nationale (…) l’Algérie n’était pas loin pour assurer sa sécurité alimentaire» a assuré M.Bouazghi. Il en veut pour preuve que «la valeur de la production agricole nationale est actuellement de l’ordre de 3 000 milliards de DA et peut atteindre jusqu’à 7 000 milliards de dinars à moyen terme avec le suivi et la coopération entre les services et les chambres de l’agriculture».
Et au ministre de délivrer un message rassurant aux opérateurs en insistant sur le soutien de toutes les initiatives versant dans la mise en valeur des terres agricoles et l’augmentation de la production. En fait, tous les efforts versent dans la nécessité d’augmenter la production pour agir sur les prix à la consommation, mais aussi et surtout pour dégager des excédents à l’export. La récupération des terres agricoles poursuit, à terme, cet objectif, mais encore faut-il que cette opération aboutisse effectivement à la valorisation de toutes ces terres.
Alger: Smaïl Daoudi