dimanche , 26 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>AFFINER LES STRATÉGIES DE L’ACCÉLÉRATION DE LA RIPOSTE</span>:<br><span style='color:red;'>32.000 personnes vivent avec le Sida en Algérie</span>
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AFFINER LES STRATÉGIES DE L’ACCÉLÉRATION DE LA RIPOSTE:
32.000 personnes vivent avec le Sida en Algérie

Dans son rapport, l’Onu-Sida Algérie, se basant sur les données du ministère de la santé, fait état de 32.000 personnes vivant avec le VIH Sida en Algérie, dont 31.000 adultes âgés de 15 ans et plus, selon les données du ministère de la Santé et d’ONU sida».

«Ils sont sous traitement», a ajouté la même source». Selon le ministère de tutelle, rapporte le document Onusien, «la célébration de ladite Journée mondiale constitue une opportunité pour présenter les progrès vers les cibles 90-90-90 aux niveaux global, régional et national, les stratégies de l’accélération de la riposte dans le cadre de la mise en œuvre du PNS 2020-2024 dans le contexte de la Covid-19 ainsi que pour évoquer les mesures innovantes à prendre pour relever les défis actuels et contribuer aux objectifs ambitieux de mettre fin d’ici à 2030 au SIDA comme problème de santé publique», soulignant que «le programme de la rencontre portera sur la situation du VIH/sida dans le monde, dans la région MENA et au niveau national».

«Il sera notamment question des progrès de la riposte nationale, à travers les expériences des Centres de Référence pour la prise en charge du VIH / Sida (CDR) ainsi que de la contribution des associations en matière de riposte au SIDA dans le contexte Covid-19 », ajoute la même source. «Depuis le premier cas enregistré en Algérie, l’Etat s’est investi dans la riposte au sida a travers, notamment, un engagement politique exprimé et réaffirmé au plus haut niveau par le maintien du recours à un financement conséquent avec plus de 97% du budget alloué sur le seul budget de l’Etat», a souligné le ministre de la santé, Abderrahmane Benbouzid, celuici préfaçant le rapport élaboré par son département et transmis au bureau d’Alger représentant l’organisation Onusienne, OnuSida.

Le ministre a affirmé que «Ceci a permis, grâce à l’implication et à la mobilisation de tous les acteurs autour du comite national multisectoriel de prévention et de lutte contre les IST/ VIH/Sida, d’assurer à titre universel et gratuit toutes les prestations y compris le traitement antirétroviral (ARV) pour tous, de porter le taux de couverture antirétrovirale à plus de 70 % et de stabiliser le nombre de nouveaux cas d’infection VIH à moins de 1000 par an », soulignant que «le processus de planification stratégique dans lequel s’est inscrite l’Algérie s’est traduit par l’élaboration et la mise en oeuvre de quatre plans nationaux stratégiques depuis 2002.

Pour le ministre «le Plan National Stratégique (PNS), dans sa conception, avec une approche participative multi-sectorielle, impliquant tous les acteurs gouvernementaux, la société civile et les partenaires au développement, vise a renforcer la riposte nationale face au sida, au regard du profil épidémiologique et de la dynamique de l’épidémie en axant les efforts sur les populations vulnérables et les populations a haut risque d’expositions au VIH par l’accès universel aux services de prévention, de soins de qualité dans un environnement favorable non stigmatisant et non discriminant et d’atténuer l’impact de l’épidémie. Ce Plan, a-t-il ajouté «s’inscrit aussi dans tous les engagements souscrits par l’Algérie dans les différentes déclarations internationales et régionales, notamment la Déclaration d’Alger sur l’accélération du dépistage du VIH au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et la stratégie de l’ONU-SIDA qui vise à mettre fin au sida d’ici 2030.

Il a, par ailleurs, indiqué que «les objectifs de ce Plan National Stratégique se veulent être à la fois réalistes et ambitieux afin de prévenir de nouvelles infections liées au VIH, d’élargir l’accès aux soins de santé de qualité et d’atténuer l’impact de l’épidémie et afin de les atteindre, nous invitons tous les acteurs de la riposte, la société civile, le secteur privé, les communautés et les partenaires internationaux à soutenir activement la mise en oeuvre de ce plan stratégique. Et d’ajouter que «la mise en œuvre du Plan national stratégique (PNS) IST/VIH/ sida, pour la période 2020- 2024, s’apparente cette année à un «défi opérationnel» pour l’Algérie en raison de la pandémie du Coronavirus, indique le ministère de la Santé, de la Population et de Réforme hospitalière, appelant l’ensemble des acteurs de la riposte contre le Sida à en prendre «la mesure ».

Dans une note conceptuelle diffusée la veille de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre de chaque année, le ministère de la Santé relève «le caractère ambitieux» des objectifs du PNS et convie «tous les acteurs de la riposte nationale à prendre, dès à présent, la mesure du défi opérationnel» que représente la mise en œuvre dudit Plan, en particulier dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19. C’est pourquoi, cette célébration, à travers une journée d’information prévue mardi au siège du ministère de la Santé, mais aussi des actions au niveau national, est placée sous le slogan «Pendant la Covid-19, assurer les soins et le traitement du VIH est la responsabilité de tous », a-t-on ajouté.

Le Covid-19, ajoute le même document «aggravet-elle le retard pris par la riposte au Sida», incitant l’Onu-sida à interpeller, «de toute urgence», et à travers son rapport «Prévenir contre les pandémies en mettant les gens au centre» aux pays afin de tirer les leçons du «financement insuffisant» destiné à la santé et à «prendre des actions à l’échelle mondiale pour mettre un terme au Sida et aux autres pandémies».
Mohamed Aissaoui