samedi , 17 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Financement non conventionnel </span>:<br><span style='color:red;'>4.005 milliards de Dinars émis jusqu’à fin octobre 2018</span>
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Financement non conventionnel :
4.005 milliards de Dinars émis jusqu’à fin octobre 2018

La Banque d’Algérie a révélé le montant des titres émis dans le cadre du Financement non conventionnel, une démarche décidée par le gouvernement pour faire face à la chute drastique des prix du pétrole.

Dans sa situation mensuelle publiée au Journal officiel N°71, la Banque d’Algérie a fait savoir que «le montant des titres émis dans le cadre du Financement non conventionnel, s’est établi à 4.005 milliards de dinars jusqu’au 31 octobre 2018 contre 3.585 milliards de dinars à fin mai 2018».
La décision de recourir au financement non conventionnel, rappelons-le, a été prise par le gouvernement suite à la baisse des prix de l’or noir, une tendance baissière est enregistrée depuis l’été 2014. La démarche vise notamment de couverture le financement du Trésor, du remboursement de la dette publique interne, entre autre.
Le financement non conventionnel a comme objectifs de couvrir les besoins de financement du Trésor, de financer le remboursement de la dette publique interne et ce, en particulier, les titres de l’Emprunt national pour la croissance levé en 2016, les titres du Trésor émis en contrepartie du rachat de la dette bancaire de la Sonelgaz et les titres du Trésor émis au profit de la Sonatrach en compensation du différentiel sur les prix des carburants importés et de l’eau dessalée.
«Il s’agit aussi, dans le cas échéant, de permettre au Trésor de doter en ressources le Fonds National d’Investissement (FNI), au titre des prises de participation de l’Etat dans des investissements ou de financements à long terme de programmes publics d’investissements.
Le recours à cet instrument, est adossé à un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires qui, grâce à une rationalisation de la dépense publique et à une optimisation des recettes fiscales, doit aboutir, au plus tard à l’issue de la période considérée, au rétablissement des équilibres macroéconomiques et financiers (les équilibres de la Trésorerie de l’Etat et l’équilibre de la balance des paiements)».
Précisons que le financement non conventionnel est défini par voie réglementaire dont l’opération est supervisée par le Trésor et la Banque Algérie.
Il est à rappeler que l’article 45 bis de la Loi relative à la Monnaie et au Crédit de 2003 modifiée et complétée en octobre 2017, stipule que «la Banque Algérie procède, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l’achat directement auprès du Trésor, de titres émis par celui-ci, à l’effet de participer, notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds National d’Investissement (FNI)».
L’article 45 bis note par ailleurs, que ledit dispositif est mis en œuvre pour accompagner la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l’issue de la période susvisée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de l’équilibre de la balance des paiements.
Alger: Samir Hamiche