lundi , 17 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Mouvement des grèves dans l’Education et la Santé </span>:<br><span style='color:red;'>5 groupes parlementaires à l’APN appellent à l’arrêt des grèves pour l’intérêt général</span>

Mouvement des grèves dans l’Education et la Santé :
5 groupes parlementaires à l’APN appellent à l’arrêt des grèves pour l’intérêt général

Les grèves ayant secoué le secteur de l’Education dont les lignes rouges sont franchies selon les aveux du ministre du Travail de l’emploi et de la sécurité sociale ainsi que le débrayage des médecins résidents, commencent à peser lourd sur le fonctionnement des secteurs concernés.

L’ impact de ces grèves retombe directement sur la prise en charge des patients et l’avenir des élèves et des étudiants. Pour remédier à cette situation, plusieurs voies s’élèvent pour appeler les grévistes à s’asseoir à la table de dialogue. C’est dans ce cadre que cinq groupes parlementaires à l’Assemblée populaire nationale (APN), ont appelé hier dans un communiqué, les grévistes dans les secteurs de l’Education et de la Santé «à faire preuve de sagesse et à mettre fin à la grève pour l’intérêt des élèves, des étudiants et des malades», les invitant à faire prévaloir la voie du dialogue pour la satisfaction de leurs revendications.
«Les mouvements qui secouent certains secteurs, ont pris une orientation injustifiée, bien que l’exercice du droit syndical soit garanti par la Constitution», ont estimé les groupes parlementaires des partis du Front de Libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), de Tajamoue Amel El-Djazair (TAJ) et du Mouvement populaire algérien (MPA) ainsi que celui des Indépendants, appelant les grévistes à faire preuve de sagesse, à mettre un terme à la grève ouverte, à rejoindre leurs postes, pour l’intérêt des élèves et des malades et à faire prévaloir le dialogue pour la satisfaction de leurs revendications légitimes».
Après avoir exprimé leur «soutien aux positions du gouvernement», ces groupes ont exhorté le gouvernement «à agir avec rigueur et à ne pas céder aux provocations qui vont à l’encontre du principe de l’égalité entre toutes les catégories sociales et entravent la bonne prise en charge des revendications légitimes».
Ils ont mis l’accent sur le «rôle des représentants du peuple dans la prise en charge des préoccupations des citoyens», réitérant «leur engagement total à concrétiser le programme du président de la République».
Il est à rappeler que le secteur de l’Education a été secoué par un mouvement de grève mené par le Cnapeste depuis plusieurs semaines. La grève est largement suivie notamment au niveau des wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaia et Blida. Le ministère de l’Education nationale a menacé de radier les enseignants grévistes si cette situation de blocage persiste.
Par ailleurs, le secteur de la Santé est aussi secoué par la grève menée par les médecins résidents qui ont organisé plusieurs sit-in et rassemblements de manifestation. Ces derniers réclament notamment l’abrogation du caractère obligatoire du service civil et son remplacement par un autre système de couverture sanitaire pour l’intérêt du patient et l’épanouissement socioprofessionnel du médecin spécialiste, le droit à la dispense du service militaire, le droit à une formation de qualité pour le médecin résident, la révision du statut général du résident, le droit aux œuvres sociales, ainsi que le droit à l’agrément d’installation à titre privée de spécialistes en biologie clinique.
Alger: Samir Hamiche