vendredi , 7 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Monoxyde de carbone</span>:<br><span style='color:red;'>52 morts depuis le début du mois</span>
© Ouest Tribune

Monoxyde de carbone:
52 morts depuis le début du mois

Il ne se passe un jour sans enregistrer des décès dus au monoxyde de carbone. Ainsi, depuis le début du mois en cours, plus d’une cinquantaine de personnes ont été asphyxiées par ce gaz toxique, tandis que plus de 580 autres ont été secourues.

C’est en effet ce qu’a révélé la Protection civile, hier dans son dernier bilan. Rappelons que les éléments de la protection civile avaient enregistré durant le mois de janvier de 2018 de 2018, 41 morts par asphyxie dûe au monoxyde de carbone, enregistrant durant le premier mois de cette année une hausse, atteignant 52 décès. Pour les dernières 24 heures, les services de la Protection civile ont indiqué que 26 personnes ont été secourues dans d’autres wilayas du pays, notamment à Constantine, qui compte la moitié des personnes incommodées, suivie de Bordj Bou Arreridj avec 11 personnes et de Bejaia avec deux personnes. Ainsi, les éléments de la protection civile enregistrent quotidiennement des victimes de différentes régions du pays, suite à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur en Algérie.
La Direction générale de la Protection civile, a lancé depuis octobre dernier, une campagne de sensibilisation à l’adresse des citoyens sur le danger d’asphyxie au niveau de l’ensemble du territoire national. Cependant, le nombre de décès liés aux asphyxies au monoxyde de carbone en Algérie depuis le début de l’hiver, ne cesse malheureusement d’augmenter. Déjà, la baisse de température que connaît et connaîtra le pays les prochains jours ne sera pas favorable à une baisse de ces chiffres alarmants. On parle de l’inconscience qui caractérise beaucoup de nos concitoyens. Sachant qu’en ces temps de grand froid, la grande majorité des foyers allume ses appareils de chauffage en fermant toute bouche d’aération, empêchant ainsi l’air d’entrer et de se régénérer à l’intérieur. Inconscience pour certains, ignorance pour d’autres, on dira. Car oui, cela doit sonner comme une évidence pour tout le monde.
D’un autre côté, l’ampleur qu’a pris ce phénomène au fil du temps est aussi imputée à la commercialisation d’un matériel jugé défectueux. Sinon, comment expliquer que l’aggravation de cette situation coïncide justement avec l’arrivée dans le marché de dizaines de marques qui produisent des appareils de combustion au gaz.
Ce gaz inodore et invisible devient un vrai danger public. Le monoxyde de carbone autrement appelé «le gaz qui tue» ou le «tueur silencieux», ôte, sournoisement, des dizaines de vies. Chaque année à la même période, des personnes meurent par le simple fait d’avoir inhalé ses émissions.
Alger: Noreddine Oumessaoud