vendredi , 7 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ministère des Ressources en eaux</span>:<br><span style='color:red;'>689 sites inondables recensés au niveau national</span>

Ministère des Ressources en eaux:
689 sites inondables recensés au niveau national

Le risque d’inondations est un sujet qui revient chaque hiver où l’Algérie enregistre plusieurs cas durant les grandes précipitations. A chaque chute importante de pluies, plusieurs localités du pays seront systématiquement inondées.

Des efforts ont été déployés par le département de Hocine Necib et les services concernés pour faire face à cette situation qui revient chaque année. Selon le dernier bilan, les services concernés ont recensé 689 sites inondables, dont 233 présentent un risque très élevé. Ces chiffres ont été communiqués, hier, par Nora Frioui, directrice de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eaux. «Il y a 689 sites inondables, dont 233 présentent un risque très élevé qui ont été recensés sur le territoire national», a déclaré Mme Frioui lors de son intervention sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale.
Mme Frioui qui s’exprimait lors de l’émission, L’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la radio nationale, a ajouté que son département a engagé un plan d’action pour prendre en charge, en urgence, ces zones à haut risque.
L’invitée de la chaîne III a affirmé que ce plan est élaboré pour 30 sites pilotes avant qu’il ne soit généralisé aux autres sites. « Nous sommes en train d’élaborer, assure-t-elle, des plans de prévention des risques d’inondations (PPRI), qui comportent un ensemble de mesures, notamment sur l’urbanisation ».
Des plans qui peuvent exiger, note l’invitée de la Chaine 3, la destruction de certaines habitations en danger et l’aménagement d’autres pour leur adaptation à ces zones.
Interrogée sur les dernières inondations, la représentante du département de M. Necib explique que «les inondations ne sont pas particulières à l’Algérie, l’ensemble des pays méditerranéens en souffrent».
L’intervenante a cité quelques cas des wilayas touchées par des inondations. Elle a évoqué dans ce cadre, les inondations ayant touché récemment la ville d’Annaba. Pour ce cas, la responsable du ministère des ressources en eaux rappelle que « le BMS annonçait 40 ml de pluie alors qu’on en a reçu 140 ml, ce qui correspond à 51 jours de pluie ».
Dans ce sens, Mme Frioui préconise de ne pas chercher le coupable mais mettre en place de nouveaux mécanismes pour éviter que ces phénomènes naturels et aléatoires, que nous ne pouvons pas stopper, n’occasionnent plus de dégâts.
L’invitée de la chaîne III a rappelé que «des mesures ont été adoptées par le passé, à l’instar des 200 projets réalisés pour la protection d’une centaine de villes qui reconnait que d’autres mesures s’imposent».
Elle a enchaîné pour dire que « ces ouvrages sont là et ils participent à l’atténuation de l’ampleur des dégâts, mais il faudrait améliorer la prévision par le renforcement de la coordination, veiller à l’entretien des ouvrages et surtout arrêter l’urbanisation anarchique».
Alger: Samir Hamiche