mercredi , 28 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Amendement de la Constitution</span>:<br><span style='color:red;'>Le politique, l’administratif et l’ANIE se mobilisent</span>

Amendement de la Constitution:
Le politique, l’administratif et l’ANIE se mobilisent

M.Charfi a assuré que son organe était «fin prêt» pour ce rendez-vous, après avoir pris les choses en main dès l’annonce par le président de la République de son agenda politique et sa volonté d’opérer un amendement de la Constitution. La démarche de l’ANIE «n’a pas cessé d’avancer malgré la crise sanitaire du fait de la Covid-19, laquelle a, certes, ralenti le rythme des préparatifs», a-t-il révélé.

Après que le coup de starter du processus référendaire a été donné, à travers la convocation du corps électoral, la machine s’est effectivement ébranlée, hier, avec l’entame de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) qui supervise cette phase importante du processus, a mis en exergue, dans un communiqué les aspects juridiques qui président à cette étape, tout en révélant que le coup d’envoi de l’opération sera donné depuis le siège de la commune de Boumerdès. La même source qui dit s’appuyer sur l’article 149 de la loi organique du 25 août 2016, relative au régime électoral, annonce que «la date de la révision exceptionnelle des listes électorales, au 20 septembre courant, pour une durée de 08 jours». Au delà de la dimension strictement réglementaire qui a bien entendu toute son importance, on retiendra la conviction du président de l’ANIE, qui met en évidence la nécessité de la communication, arguant que l’action de sensibilisation figure parmi les principales prérogatives de l’ANIE. «Notre travail consiste à sensibiliser le citoyen quant à l’impératif d’exercer son droit au vote, selon le principe de la démocratie participative, sans pour autant s’immiscer, d’une façon ou d’une autre, dans son choix». La profession de foi des membres de l’Autorité censés veiller à la régularité du prochain scrutin contribue à un niveau important dans la crédibilité du processus référendaire conditionne en partie la réussite de cet important chantier politique ouvert par le président de la République.
C’est certainement pour cela que M.Charfi évoque avec bon nombre de détails les préparatifs menés du référendum, Il a assuré que son organe était «fin prêt» pour ce rendez-vous, après avoir pris les choses en main dès l’annonce par le président de la République de son agenda politique et sa volonté d’opérer un amendement de la Constitution. La démarche de l’ANIE «n’a pas cessé d’avancer malgré la crise sanitaire du fait de la Covid-19, laquelle a, certes, ralenti le rythme des préparatifs», a-t-il révélé.
A bien comprendre le président de l’ANIE, le prochain référendum a pour objectif d’ «approfondir la dynamique de changement amorcé par le Hirak populaire qui a abouti à une élection Présidentielle qui a été sanctionnée par un Président élu démocratiquement». Il estime par ailleurs, que ce changement «se poursuit de manière approfondie à travers l’approbation d’une révision constitutionnelle» qui, constate-t-il se prépare dans «un climat serein», ce qui en soi est «un acquis proprement dit».
Cela concernant le volet organisationnel. Sur le terrain politique, les partis commencent à se mettre en ordre de bataille et affichent la couleur, ainsi après les formation du Pacte pour l’alternative démocratique qui rejettent sans discuter la démarche présidentielle et le RND qui affiche sa claire intention à mener campagne en faveur de la révision constitutionnelle, le mouvement El Islah se jette à l’eau et décide de voter «oui» au référendum le 1er novembre. L’argument développé par El Islah tient dans l’intention de consacrer «l’Etat des droits et des libertés et les institutions légales dans le cadre d’un large consensus national », lit-on dans un communiqué de cette formation politique.
Pour ce qui concerne la campagne référendaire à proprement parler et qui mobilisera les médias nationaux, le ministère de la Communication est à pied d’œuvre.
Le ministre a organisé plusieurs rencontres avec les professionnels des médias, ces dernier jours, a présidé plusieurs séances de travail et la dernière en date était avec les directeurs de journaux publics. M.Belhimer a insisté sur l’impératif d’assurer «une large explication des six principaux axes du projet de révision de la Constitution», relevant l’importance d’une coordination totale entre les institutions concernées, notamment l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV)». Il a rappelé par la même occasion le rôle du ministère qui se limite au volet logistique et l’ouverture de la voie à tous les médias pour gérer le débat médiatique dans les espaces et tribunes médiatiques spécialisés.
Anissa Mesdouf