vendredi , 27 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Après trois semaines de meetings et de rencontres</span>:<br><span style='color:red;'>La campagne référendaire s’achève aujourd’hui à minuit</span>

Après trois semaines de meetings et de rencontres:
La campagne référendaire s’achève aujourd’hui à minuit

C’est aujourd’hui, à minuit, que s’achève la campagne référendaire pour la révision de la Constitution et place désormais à la période de réserve, c’est-à-dire le temps de silence avant le jour J du vote populaire pour l’amendement de la loi fondamentale du pays, prévu le 1er novembre.

Comme le stipule la loi organique numéro 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral, à la fin de la période réservée à la campagne référendaire, toutes les activités sont interdites.
Ainsi, l’article 174 de cette loi stipule que «nul ne peut, par quel que moyen et sous quelle que forme que ce soit, faire campagne, en dehors de la période prévue à l’article 173”. Ce dernier fixe une durée de 25 jours avant la date du scrutin. Elle s’achève trois (3) jours avant la date du scrutin.
Après avoir sillonné le pays durant trois semaines pour mobiliser les citoyens, les incitant à aller voter, les animateurs de cette campagne référendaire devront observer le silence et leurs activités doivent cesser.
Il s’agit en tout cas d’une campagne riche en activités. En effet, des meetings populaires, des rencontres de sensibilisation et des rassemblements en faveur du prochain scrutin ont été tenus dans plusieurs wilayas du pays.
Appels à voter massivement
Ces activités ont été menées durant plus 20 jours par des chefs de partis politiques, acteurs de la société civile, responsables d’organisations patronales ou syndicales, membres du gouvernement, députés et personnalités politiques qui ont appelé les Algériens à voter massivement.
S’agissant des partis politiques ayant pris part à cette campagne référendaire, il s’agit entre autres, du Front national pour la justice sociale (FNJS), le Front de libération nationale (FLN), le Front national des libertés (FNL), le parti El-Karama, le parti Tajamoue Amal El Djazair (TAJ), le Rassemblement national démocratique (RND), le mouvement «El Islah» ou encore «El Bina».
Les représentants de ces formations politiques ont appelé les citoyens à participer au vote le 1er novembre prochain pour jeter les bases de l’Algérie nouvelle.
À signaler aussi que les représentants de plusieurs ministères ont également pris part à la campagne. Il s’agit notamment des ministres de l’Energie, du Commerce, de la Jeunesse et des Sports, de la Solidarité nationale, de la Communication, de la Famille et de la Condition de la femme et des Affaires religieuses se sont impliqués activement dans la campagne.
Celle-ci a constitué l’occasion pour rappeler que les amendements du projet de révision constitutionnelle ont pris en considération les revendications du mouvement populaire et d’apporter les réponses nécessaires.
C’est en substance ce qu’a indiqué, dimanche dernier, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad où il a estimé que le référendum sur la révision de la Constitution est une «réponse aux revendications exprimées par le Hirak populaire authentique en faveur de l’application des articles 7 et 8 de la Constitution qui stipulent que +le peuple est la source de tout pouvoir+ et que +la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple+».

Implication active de la société civile
En plus des officiels, les acteurs de la société civile, représentant différentes organisations, ont pris part et d’une manière active à la campagne référendaire pour la révision de la Constitution.
Les organisations représentées sont entre autres : l’Organisation nationale des enfants des moudjahidine (ONEM), la Coordination nationale des Enfants de Chouhada (CNEC), les Scouts musulmans algériens (SMA), l’Union générale des Travailleurs algériens (UGTA), l’Union nationale des paysans algériens (UNPA).
Les animateurs issus de la société civile ont également animé des rencontres et meetings pour appeler les citoyens à aller voter durant le référendum du 1er novembre.
Pour ce qui est de l’aspect organisationnel de la campagne référendaire, une série de conditions ont été fixées durant le mois de septembre dernier par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
Ainsi, selon l’arrêté de l’ANIE fixant les critères de la campagne daté du 28 septembre 2020, les parties pouvant prendre part à la campagne sont les membres de gouvernement, les partis politiques qui doivent disposer d’un groupe parlementaire au niveau des deux chambres du Parlement ou de 10 sièges entre les deux chambres du parlement ou des sièges au sein des Assemblées populaires locales dans au moins 25 wilayas, et les personnalités politiques ont été également appelés à animer la campagne référendaire.
Il est à rappeler que même les médias sont tenus de respecter une série de dispositions concernant notamment la couverture médiatique. Ainsi, le gendarme de l’audiovisuel, à savoir l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a appelé les médias à assurer une couverture «indépendante, équilibrée» de la campagne référendaire en appliquant un nombre de recommandations et de principes.
Pour expliquer la ligne de conduite, l’ARAV a organisé des rencontres de coordination avec l’ANIE et organisé une journée pédagogique au profit des journalistes du secteur, animée par le Comité d’experts chargé de la révision constitutionnelle, portant sur la manière de traiter ce rendez-vous sur le plan médiatique. Il est toutefois interdit que des parties inconnues publient tout résultat de sondages en relation directe ou indirecte avec le référendum, indique enfin l’ARAV.
Samir Hamiche