vendredi , 18 juin 2021

A défaut de compétence et de crédibilité

Lors de sa deuxième réunion de l’année 2021 , le Bureau Exécutif du Comité International des Jeux Méditerranéens, a notamment abordé l’examen des préparatifs des 19èmes Jeux Méditerranéens devant se dérouler à Oran en 2022. Les informations publiées sur le site officiel du CIJM (https://cijm.org.gr/jeux-mediterraneens/?lang=fr) indiquent qu’un état des lieux détaillé à été présenté par le président de la Commission de Coordination du CIJM, M. Bernard Amsalem, et le directeur général du Comité local d’Organisation, M. Salim Ilès. Le communiqué officiel indique que le Bureau Exécutif du Comité International a «enregistré avec satisfaction l’évolution des réalisations au plan infrastructurel, mais a cependant noté quelques retards dans le domaine de l’organisation technique, relativement préoccupants à l’approche imminente de la phase opérationnelle finale». Ainsi, et malgré le report d’une année des Jeux méditerranéens d’Oran qui devaient initialement avoir lieu au mois de Juin de cette année 2021, le Comité exécutif du CIJM a exprimé quelques soucis et inquiétudes face à des retards et des défaillances constatées en matière d’organisation et de maîtrise des diverses procédures et actions à mettre en oeuvre pour assurer le succès de cette grande manifestation sportive. Sur son site officiel, le comité international a mis l’accent sur «les lenteurs bureaucratiques qui demeurent pesantes, en particulier dans le domaine financier, et les procédures d’appels d’offres devant assurer les dotations nécessaires au bon déroulement des Jeux, entre autres le choix du laboratoire de contrôle antidopage, la Technologie, la Communication…». Poliment, mais très sérieusement, le Comité d’organisation des jeux méditerranéens d’Oran a été invité à redoubler d’efforts pour rattraper les retards cumulés dans plusieurs domaines d’organisation et de préparatifs des compétitions. D’autant plus que les responsables locaux concernés avaient en quelque sorte gagné une année de rallonge de délai en raison de l’épidémie du coronavirus et du report des jeux olympiques de Tokyo à l’année 2021. La date du 25 juin 2021, souligne le communiqué du CIJM sur son site, est le « One year to go » qui conditionne le lancement des invitations officielles aux pays participants par le CIJM. Ce qui implique, précise-t-on, une intensification significative des préparatifs en cours. En réalité, ces observations officielles du Bureau exécutif du comité international, sur un fond d’inquiétude extrême, ont déjà et depuis longtemps été exprimées par des observateurs avertis qui ont essayé, en vain, d’alerter les organisateurs algériens sur les retards et les lacunes accumulées durant cette phase opératoire des préparatifs de l’événement. Il faut croire qu’en ce domaine, comme dans bien d’autres, le choix de la compétence et de la crédibilité est loin d’être le véritable moteur de la performance et du succès… Ainsi va Oran.
Par S.Benali